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Présidentielle: les "gros candidats" sous la menace terroriste?

La sécurité a été considérablement renforcée pour les "gros candidats" à l'élection présidentielle. (Photo d'illustration)

La sécurité a été considérablement renforcée pour les "gros candidats" à l'élection présidentielle. (Photo d'illustration) - AFP

Alors que le ministre de l'Intérieur, Matthias Fekl, a annoncé la mise en place d'un dispositif de sécurité exceptionnel pour l'élection présidentielle, certains candidats seraient la cible de projets terroristes très précis.

La DGSI et le parquet de Paris, chargés de la lutte antiterroriste, sont sur le pied de guerre. D'après une information du Journal du Dimanche (JDD), la sécurité des candidats à l'élection présidentielle pourrait faire l'objet de projets terroristes. Des notes auraient ainsi été adressées à certains directeurs de campagne, notamment ceux de François Fillon ou encore Emmanuel Macron, croit savoir le JDD.

"Cela fait quelques jours que nous avons été informés d'une menace visant François Fillon. Nous avons même été avisés que des renforts de policiers seront mis en place lors de chaque meeting ou de chaque déplacement", affirme un proche du candidat, contacté par l'hebdomadaire dans son édition de ce dimanche. 

Les "petits candidats" ne sont pas concernés

RAID, GIGN, tireurs d'élite, renforts de policiers, démineurs... Toutes ces unités sont mobilisées sur le terrain, lors de chaque meeting ou de chaque déplacement. Ce déploiement concerne principalement les "gros candidats": Benoît Hamon, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon auraient également été avisés par ces nouvelles consignes de sécurité, ce qui n'a pas été confirmé de leurs côtés.

Les "petits candidats", eux, ne bénéficieraient pas du même dispositif. L'un des directeurs de cabinet, souhaitant rester anonyme, déplore après du JDD:

"Nous réclamons nous aussi des renforts policiers, parce que nous aussi, nous sommes des cibles potentielles! Au fil des meetings, la sécurité nous paraît quand même assez légère". 

19 interpellations antiterroristes au mois de mars

En parallèle, le ministre de l'Intérieur Matthias Fekl a annoncé ce dimanche la mobilisation de plus de 50.000 policiers et gendarmes, appuyés par les militaires de l'opération Sentinelle, pour assurer la sécurité de l'élection présidentielle.

La menace terroriste est "permanente et de haut niveau, comme en atteste la multiplication des actes à Londres, Stockholm et ailleurs", rappelle-t-il, en affirmant que "19 interpellations antiterroristes" ont eu lieu en mars en France, placée sous l'état d'urgence depuis les attentats jihadistes de novembre 2015.

Alexandra Milhat