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Terrorisme

L'otage Sophie Pétronin: son neveu demande à Macron de réagir

Sophie Pétronin, otage au Mali depuis le 24 décembre 2013

Sophie Pétronin, otage au Mali depuis le 24 décembre 2013 - SITE INTELLIGENCE GROUP / AFP

À la veille du déplacement d'Emmanuel Macron au Mali, une vidéo dans laquelle apparaît l'humanitaire française a été diffusée par ses ravisseurs. L'otage y apparaît très affaiblie. Son neveu exhorte le gouvernement à réagir.

Des nouvelles peu rassurantes. Dans une courte vidéo diffusée ce jeudi, l’otage française Sophie Pétronin, enlevée au Mali le 24 décembre 2016 par un groupe lié à Al-Qaïda, apparaît très affaiblie. Sur ces images, l’humanitaire de 72 ans est allongée sur un lit avec, auprès d’elle, des médicaments et une perfusion. "Cette vidéo ne nous rassure pas du tout. On est complètement abattus des images qu’on a pu voir. L’état de santé de ma tante se dégrade très rapidement", a déclaré sur notre antenne Arnaud Granouillac, le neveu de Sophie Pétronin.

"Il faut enfin passer à l'action"

"Très inquiet", ce dernier lance un "appel de détresse au gouvernement, et surtout au président Macron":

"Elle est à bout de force. J’espère que si le gouvernement ou le président Macron ont vu ses images, ils vont prendre conscience que ma tante, qui n’est certes pas journaliste ou pas connue médiatiquement, est quand même un être humain de nationalité française. Ce serait bien qu’ils prennent conscience qu’il faut enfin passer à l’action pour essayer de la libérer. Parce que nous, on est totalement abandonnés depuis son premier jour de détention".

"On sera prêts à dormir devant les grilles de l'Élysée"

Et Arnaud Granouillac d'indiquer que des réunions informelles ont eu lieu entre la famille de Sophie Pétronin et les autorités, sans résultat. Il souhaite désormais "être reçu par M. Le Drian" ou "par le président la République". "On va venir à Paris. S'ils ne veulent pas nous recevoir, on sera prêts à dormir devant les grilles de l'Élysée", prévient-il.

Le neveu de l'humanitaire se dit également "très inquiet de la sortie médiatique du président Macron qui s'était permis de porter un jugement insultant sur les ravisseurs de (sa) tante". "Je ne pense pas que cette sortie médiatique a favorisé ses conditions de détention", regrette-t-il, déplorant à nouveau qu'"il n'y a rien de fait au niveau de l'État français".

Fustigeant la "politique du silence" dans laquelle "se réfugie" le gouvernement, Arnaud Granouillac parle d'une situation "d'urgence". "On voit bien que son état de santé s'est dégradé, que son visage se transforme", témoigne-t-il.

P.L