BFMTV

EN DIRECT - Attentat: un risque terroriste "extrêmement élevé", selon Cazeneuve

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, le 7 juin à Villejuif

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, le 7 juin à Villejuif - Jean-Philippe Ksiazek / AFP

Un attentat a été commis dans une usine de gaz industriels à Saint-Quentin-Fallavier, en Isère. Un homme a été décapité, plusieurs personnes ont été blessées. Quatre personnes ont été interpellées, dont un homme soupçonné d'être l'auteur de l'attentat. Le plan Vigipirate est porté en "alerte maximale" pendant trois jours en Rhône-Alpes.

Une personne est morte décapitée et plusieurs ont été blessées dans un attentat commis vendredi matin contre une usine de gaz industriels à Saint-Quentin-Fallavier. Une voiture a foncé pour forcer le barrage à l’entrée de l’usine de gaz industriels avant de percuter des bombonnes de gaz. 

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve est sur place. Le président de la République François Hollande, qui était à Bruxelles, est rentré à Paris. Le Premier ministre Manuel Valls, en déplacement en Amérique du Sud, est en train de faire de même. Le plan Vigipirate est porté en "alerte maximale" pendant trois jours en Rhône-Alpes, a annoncé le chef de l'Etat à l'issue d'un conseil restreint à l'Elysée.

20h30 - Un risque terroriste " extrêmement élevé", selon Cazeneuve

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a jugé vendredi soir sur TF1, après l'attentat contre une usine en Isère, que la France faisait face à un risque terroriste "extrêmement élevé".

Ce risque a "changé de nature", "nous ne sommes plus face à des groupes terroristes qui venaient de l'extérieur et repartaient", a expliqué le ministre, évoquant ce qu'il a déjà appelé "un terrorisme en libre accès", alimenté par "la fréquentation d'internet" et "une propagande extraordinairement sophistiquée des groupes terroristes".

20h - L'Italie augmente son niveau d'alerte

L'Italie a annoncé vendredi avoir relevé son niveau d'alerte après les attentats en France, en Tunisie et au Koweit.

19h55 - Que le site soit Américain n'a "pas de signification particulière" 

Que l'entrepôt de gaz industriels visé à Saint-Quentin-Fallavier appartienne au groupe américain Air Products "n'a pas de signification particulière à mon avis à ce stade de l'enquête", a affirmé M. Macron vendredi, interrogé à l'issue d'une rencontre avec le secrétaire américain au Trésor Jack Lew.

19h45 - Le suspect avait été repéré entre 2011 et 2014

Yassin Salhi, avait été repéré par les services de renseignement entre 2011 et 2014 pour ses liens avec la mouvance salafiste lyonnaise, après avoir été déjà suivi auparavant, a indiqué vendredi le procureur de la République de Paris, François Molins.

19h30 - La victime était âgée de 54 ans

Selon le procureur de Paris François Molins, la victime était âgée de 54 ans.

19h25 - Nouveau conseil restreint à l'Élysée demain matin

Un nouveau conseil restreint présidé par François Hollande se tiendra samedi à 11 heures à l'Élysée. Le Premier ministre Manuel Valls, qui a écourté sa visite en Amérique du Sud, sera présent lors de ce deuxième conseil, qui réunira également les ministres Laurent Fabius (Affaires étrangères), Christiane Taubira (Justice), Jean-Yves Le Drian (Défense) et Bernard Cazeneuve (Intérieur), a-t-on précisé.

19h20 - Aucun élément ne permet d'affirmer que le suspect était accompagné d'un complice dans l'usine

Aucun élément ne permet d'affirmer, à ce stade de l'enquête, que l'auteur présumé de l'attentat, Yassin Salhi, était accompagné d'un complice dans l'usine de gaz industriels où il a mené son attaque, a indiqué le procureur de la République de Paris, François Molins.

Yassin Salhi a pu pénétrer sur le site car "il avait l'habitude de rentrer dans l'usine pour effectuer des livraisons" et était ainsi connu du personnel, qui lui a ouvert la porte, a précisé François Molins lors d'un point de presse.

19h15 - "L'individu était connu des employés", selon le procureur de Paris

Le véhicule utilitaire conduit par le suspect, "connu des employés" est entré dans l'usine à 9h28, précise le procureur à partir des observations de deux caméras de vidéosurveillance. "A 9h36, une explosion a retenti", une minute après que le véhicule se soit "précipité" vers un hangar.

"Un véhicule utilitaire d'une société de transport a pénétré dans l'usine sans attirer l'attention. La porte a été ouverte naturellement car l'individu était connu des employés", a déclaré le procureur.

Les pompiers ont "surpris" le suspect à 10 heures "alors qu'il était en train d'ouvrir des bouteilles d'acétone", a encore expliqué le procureur de Paris. "Aucun élément ne permet d'affirmer la présence d'un complice dans l'usine", a encore précisé le procureur.

19h - La Maison Blanche condamne les attaques

La Maison Blanche a condamné les attaques "odieuses" survenues vendredi en France, en Tunisie et au Koweït, et exprimé la solidarité des Etats-Unis ainsi que leur volonté de "combattre le fléau du terrorisme". "Nous nous tenons aux côtés de ces nations pendant qu'elles font face à des attaques sur leur sol aujourd'hui, et nous avons été en contact (...) avec ces trois pays pour offrir toute l'aide nécessaire", a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué.

18h35 - Perquisition au sein de l'entreprise de la victime et du suspect

Une perquisition était en cours vendredi en fin d'après-midi dans les locaux d'une entreprise de transport à Chassieu, dans le Rhône, où travaillaient la victime décapitée et l'auteur présumé de l'attentat commis le matin dans un site de gaz industriels de l'Isère, selon des journalistes de l'AFP.

L'accès à cette entreprise, située dans une ZAC, était barré par la police. Des personnes en sont sorties, le visage grave, refusant de répondre à la presse. "Il s'agit d'établir l'environnement de la victime et du suspect" dans le cadre de l'enquête, a précisé une source proche du dossier.

18h30 - Jean-Luc Mélenchon dénonce "la barbarie"

18h20 - EELV dénonce l'"instrumentalisation" de la droite

Le parti Europe Écologie-Les Verts a dénoncé vendredi "l'instrumentalisation politique" par la droite du "drame" de l'attentat, appelant au "respect de l'enquête et des familles de victimes", dans un communiqué.

Les Verts réagissaient notamment aux propos de Christian Estrosi, pour qui l'attentat "confirme une fois de plus la présence d'une cinquième colonne sur notre territoire".

18h15 - Bartolone regrette les critiques de Sarkozy

Le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone (PS) a "regretté" sur France Info les critiques de Nicolas Sarkozy contre le gouvernement après l'attentat en Isère vendredi, estimant "qu'il y a des moments où l'on se grandit en oubliant ses petits calculs politiciens".

18h10 - Un ministre israélien appelle les juifs à quitter la France

Un ministre israélien a appelé vendredi les juifs de France à venir vivre en Israël après l'attaque jihadiste meurtrière menée près de Lyon.

"J'appelle les juifs de France - venez à la maison ! L'antisémitisme augmente, le terrorisme progresse", a déclaré le ministre israélien de l'Immigration Zeev Elkin, un membre du parti du Likoud (droite) du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

18h - L'Espagne relève son niveau d'alerte antiterroriste

Le niveau d'alerte antiterroriste a été rehaussé en Espagne, à quatre sur cinq, a annoncé le ministre de l'Intérieur après les attentats en Tunisie, en France et au Koweït.

"De manière provisoire (...) l'activation du niveau quatre sur cinq, un niveau élevé, a été décidée", a déclaré le ministre, Jorge Fernandez Diaz, évoquant la "proximité" des lieux des attentats, et la concomitance de l'anniversaire de la proclamation d'un califat par le groupe Etat islamique (EI).

17h40 - Un voisin décrit le suspect comme "sympa, discret" 

Lassaad Ben Hassine habite le même quartier que le suspect, à Saint-Priest, dans la banlieue de Lyon. Il décrit le terroriste présumé comme "quelqu’un qui est en retrait, sympa, gentil à première vue, discret, qui n’a aucun signe ostentatoire. Il s’habille comme tout le monde, il sort jouer avec ses enfants", précise le voisin, encore sous le choc: "On ne réalise pas que c’est dans le quartier" que vivait un terroriste présumé.

17h35 - L'Elysée a posté une vidéo du conseil restreint

17h20 - Royal demande une "vigilance maximale"

Le ministère de l'Energie a demandé vendredi aux exploitants de sites industriels sensibles, dits Seveso, de renforcer leur vigilance.

"Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, a mobilisé dès (vendredi) matin ses services pour mettre en état de vigilance maximale les exploitants des sites Seveso", explique un communiqué mis en ligne sur le site du ministère.

16h50 - Une quatrième personne est en garde à vue

Selon nos informations, une quatrième personne, qui était d’abord en audition libre, vient de passer en garde à vue. Il s'agit de la sœur de l'auteur présumé de l'attentat.

16h35 - Le plan Vigipirate est porté "en alerte maximale" pendant trois jours en Rhône-Alpes, annonce Hollande

"Cet attentat a fait une victime, un homme de 50 ans qui a été lâchement assassiné. Il y a eu deux blessés légers lorsque le véhicule s’est fracassé contre des instruments justement destinés à exploser et qui n’ont pas explosé", déclare François Hollande, s'exprimant à l'issue d'un Conseil restreint à l'Elysée. "L’individu est le coupable, la justice l’établira. Il a été interpellé par des pompiers particulièrement courageux et je veux ici leur rendre hommage", ajoute le président de la République. "Toute la question est maintenant de savoir s’il y a des complices."

"J'ai voulu aussi que nous portions le plan Vigipirate en alerte maximale en Rhône-Alpes pour trois jours", annonce le chef de l'Etat, qui en appelle à "l'union" et à refuser "les vaines querelles".

16h10 - Le chef d'entreprise décapité était l'employeur du suspect

Le chef d'entreprise du Rhône, décapité vendredi lors de l'attentat contre un site de gaz industriels en Isère, était l'employeur de l'auteur présumé de l'attaque, selon une source proche du dossier.

La tête de la victime a été retrouvée accrochée au grillage de l'enceinte du site, entourée de deux drapeaux islamistes.

15h45 - Début du Conseil restreint présidé par Hollande

Un Conseil restreint présidé par François Hollande a débuté vendredi à l'Elysée à 15h30, après l'attentat qualifié de "terroriste" par le chef de l'Etat commis dans une usine de Saint-Quentin-Fallavier (Isère).

Il s'agit de "faire le point des derniers éléments connus sur l'attentat", a indiqué l'entourage du président de la République, ajoutant que sera également évoquée lors de cette réunion l'attaque à Sousse, en Tunisie, qui a fait le même jour 27 morts, dont des touristes étrangers.

15h40 - L'épouse du suspect arrêtée

L'épouse de Yassin Salhi, l'auteur présumé de l'attentat commis vendredi à Saint-Quentin-Fallavier en Isère, a été interpellée près de Lyon, selon une source judiciaire. Il s'agit de la troisième interpellation, après celles de Yassin Salhi et d'un autre homme, qui avait été repéré en train de faire des allers-retours suspects aux abords du site de gaz industriels où a été commis l'attentat.

15h30 - Attentat en Isère: pourquoi ce site était-il visé?

Le site visé vendredi matin par une attaque terroriste en Isère est un site industriel comme il en existe des centaines en France. Un site SEVESO, classé seuil bas sur l’échelle de dangerosité pour son voisinage. L’installation d’Air Products stocke d’importantes quantités de gaz en tout genre. Peut-être de quoi en faire une cible pour les terroristes.

15h20 - Opération en cours à Saint-Priest

Une personne est emmenée sous un drap dans le véhicule de la BRI, rapporte notre envoyée spéciale à Saint-Priest (Rhône).

15h10 - Les images de l'attentat en Isère

15h - La personne décapitée est un chef d'entreprise du Rhône

La dépouille de la personne retrouvée décapitée vendredi sur les lieux de l'attentat contre un site de gaz industriels, en Isère, est celle d'un chef d'entreprise de la banlieue de Lyon, a-t-on appris de sources proches du dossier.

Deux personnes sont en garde à vue, dont un suspect interpellé sur les lieux de l'attentat, un homme de 35 ans connu des services antiterroristes. L'autre personne a été arrêtée à la mi-journée, a précisé une source judiciaire.

14h45 - Hollande de retour à l'Elysée

Le président François Hollande est arrivé vendredi à 14h30 à l'Élysée. Le chef de l'État est revenu précipitamment de Bruxelles après l'attentat. Il doit présider à 15h30 un Conseil restreint de défense auquel il a convié le Premier ministre Manuel Valls (en visio-conférence depuis la Colombie) et les ministres Laurent Fabius (Affaires étrangères), Christiane Taubira (Justice) et Jean-Yves Le Drian (Défense). 

14h30 - Une femme présentée comme la compagne du suspect témoigne sur Europe 1

"Je ne sais pas ce qu'il se passe, il est parti au travail normalement", témoigne une femme présentée comme la compagne du suspect sur Europe 1

"Il est parti au travail ce matin à 7 heures. Il fait des livraisons. Il n'est pas rentré entre midi et deux, moi je l'attends pour l'après-midi", explique-t-elle au micro de la radio. "Ma belle-sœur m'a dit 'allume la télé, il y a le journal. Et là, elle est en train de pleurer. Moi j'ai le cœur qui va s'arrêter", ajoute la jeune femme. "Moi je le connais c'est mon mari. On a une vie de famille normale. Il part au travail, il rentre", affirme-t-elle. "Là il n'y a même pas de connexion, il est sur messagerie".

14h25 - "C’est la première fois en France qu’on décapite", réagit un ancien agent de la DGSE

"C’est bien la première fois qu’on décapite quelqu’un sur le territoire français, au nom de leur jihad, et au nom de leur combat", réagit Pierre Martinet, ancien agent du service action de la DGSE, sur le plateau de BFMTV. "Dans un pays démocratique et dans un pays occidental, c’est un symbole plus que fort. C’est plus que de la barbarie. (...) Le symbole, c’est 'on peut frapper n’importe où n’importe quand, et comme on le veut'", poursuit-il. "On a franchi un cap dans l’horreur, et surtout, ils n’ont pas de limites."

14h20 - Une opération du Raid en cours

Une opération du Raid est en cours au domicile de l'auteur présumé de l'attentat à Saint-Priest (Rhône), selon les informations de France 2.

14h15 - Au moins une interpellation supplémentaire

Au moins une personne supplémentaire a été interpellée dans le cadre de l'enquête sur l'attentat perpétré à Saint-Quentin-Fallavier, indique une source proche du dossier. "Un véhicule a été repéré en train de faire des allers-retours suspects en périphérie de l'enceinte, son numéro d'immatriculation a été relevé et son propriétaire a été identifié. Il a été arrêté", a détaillé cette source. Aucun lien formel n'a toutefois été établi à ce stade entre l'attaque et cet homme.

14h - Valls: "Le terrorisme islamiste a frappé une nouvelle fois la France"

"Le terrorisme islamiste a frappé une nouvelle fois la France", a déclaré vendredi Manuel Valls après l'attentat meurtrier une usine de gaz industriels en Isère, dénonçant depuis Bogota le "scénario abject" de l'attaque.

Le Premier ministre a annoncé lors d'un point presse improvisé à la résidence de France en Colombie qu'il participerait par conférence téléphonique au Conseil restreint convoqué par François Hollande, avant de rentrer immédiatement à Paris, écourtant ainsi son voyage en Amérique du Sud.

"J'ai décidé de rentrer immédiatement à Paris, car ma place est évidemment à Paris auprès du président de la République et du ministre de l'Intérieur", a dit Manuel Valls. "Face à la menace terroriste, ma place est en France"

13h45 - Royal: "C'est un attentat abominable qui soulève l'effroi"

"C'est un attentat abominable qui soulève l'effroi. Je voudrais dire que mes pensées vont d'abord aux familles des victimes, aux salariés. La mobilisation et l'unité des Français sont dans ces moment-là indispensables", a réagi vendredi la ministre Ségolène Royal à l'attaque qui a fait un mort à Saint-Quentin-Fallavier en Isère.

13h30 - Nicolas Sarkozy réclame "toute la lumière"

Le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, a réclamé vendredi "solennellement" au gouvernement "de faire toute la lumière" sur les circonstances de l'attentat en Isère et que le niveau de vigilance soit "rehaussé".

"Nous demandons donc solennellement au gouvernement de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de cette attaque et de tirer impérativement toutes les leçons de ce nouvel attentat, en rehaussant notre niveau de vigilance", a demandé l'ancien chef de l'Etat dans un communiqué.

13h30 - Juppé veut "intensifier les moyens dans le domaine du renseignement"

Alain Juppé s’est exprimé ce vendredi midi sur l’attentat en Isère au micro de BFMTV. "Nous savons tous que le risque terroriste en France est extrêmement élevé. L’Etat a déjà pris un certain nombre de précautions. Il faut intensifier tous nos moyens dans le domaine du renseignement", a réagi le maire "Les Républicains" de Bordeaux.

13h20 - Un conseil restreint à l'Elysée réuni à 15h30

13h15 - Bernard Cazeneuve évoque un nom pour le suspect

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a déploré ce vendredi "un crime à caractère terroriste". 

"L'identité du criminel est en cours de précision mais nous savons qu'il pourrait s'agir de Yassin Salhi", a-t-il précisé.

Cet homme arrêté, fiché en 2006 pour radicalisation, n'a pas de casier judiciaire selon lui. L'auteur présumé a été "en lien avec la mouvance salafiste". Il s'agirait "d'un individu qui résiderait dans la région lyonnaise à Saint-Priest" dont la fiche "S" n'a pas été renouvelée depuis 2008. "Il faisait l'objet d'une attention pour sa radicalisation mais il n'était pas connu pour être en lien avec des acteurs terroristes", a expliqué le ministre.

Le ministre de l’Intérieur a par ailleurs appelé "à la dignité, à la responsabilité et au rassemblement de tous ceux qui sont attachés aux valeurs de la République". "Je le fais en ayant une pensée émue pour cette personne innocente assassinée et abjectement décapitée", a ajouté Bernard Cazeneuve.

13h - Hollande: "L'attaque est de nature terroriste"

"L'intention ne fait pas de doute, c'est de provoquer une explosion. L'attaque est de nature terroriste", dit le président de la République François Hollande, s'exprimant face à la presse depuis Bruxelles. "Il y aurait un mort et deux blessé", précise-t-il. Le suspect arrêté a été "identifié", annonce le chef de l'Etat. "Toutes les dispositions sont prises pour éviter tout drame supplémentaire", assure-t-il. François Hollande appelle les Français à "ne pas céder à la peur" et promet d'"éradiquer les groupes et les individus qui sont responsables de tels actes".

"Dans ces moments il faut avoir d'abord une expression de solidarité avec les victimes. Il y a une émotion", ajoute François Hollande. "Mais ça ne peut pas être la seule réponse, c'est l'action, la prévention, la dissuasion", estime le président français, soulignant "la nécessité de porter des valeurs et de ne pas céder à la peur, jamais".

Avant de quitter un sommet européen à Bruxelles pour regagner Paris en urgence, il promet "de faire le travail que les Français attendent de nous: les protéger, et en même temps établir la vérité, éradiquer les individus qui sont responsables de tels actes".

13h - Le Conseil de défense sera un conseil restreint

Il s'agira, selon nos informations, d'une réunion des ministres et chefs de services compétents autour du président de la République. En déplacement en Amérique du sud, le Premier ministre Manuel Valls ne sera en revanche pas présent sur place.

12h45 - L'homme arrêté a décliné son identité

Après avoir d'abord refusé de décliner son identité aux enquêteurs, l'homme interpellé près de l'usine sur les lieux de l'attentat en Isère en a finalement livré une qui est vérifiée actuellement. Selon les informations de BFMTV il a 35 ans. Par ailleurs, l'identité du corps décapité reste inconnue.

12h15 - Marine Le Pen demande des "mesures fermes et fortes"

La présidente du Front national Marine Le Pen demande qu'"immédiatement" soient prises des "mesures fermes et fortes" pour "terrasser l'islamisme". "Les grandes déclarations doivent maintenant cesser. Les marches, les slogans et la communication émotionnelle doivent enfin laisser la place à l'action. Rien n'a été fait depuis des années contre le fondamentalisme islamiste (...) (Je) demande que des mesures fermes et fortes soient prises immédiatement pour terrasser l'islamisme", écrit la présidente du FN dans un communiqué.

12h15 - Un Conseil de défense à 15 heures à l'Elysée

Le président François Hollande va réunir ce vendredi à 15 heures un Conseil de défense, a annoncé le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en écourtant une visite sur un site industriel, à Bordes, dans les Pyrénées-Atlantiques. "Malheureusement, un nouvel attentat terroriste vient de se produire, je suis donc obligé d'écourter ma visite", a expliqué le ministre aux salariés de l'usine Turbomeca (motorisation d'hélicoptères), peu avant midi. 

12h10 - L'arrivée des pompiers sur place filmée par un témoin

12h05 - Hollande de retour "en tout début d'après-midi" à Paris

Le président français François Hollande qui participait vendredi à un sommet européen à Bruxelles rentre à Paris. "Il rentrera en tout début d'après-midi et est en contact permanent avec le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et les services de l'Etat", a déclaré son entourage, précisant qu'il s'exprimera "avant 13 heures" devant la presse à Bruxelles.

12h - L'individu interpellé refuse de parler

Il n'a pas de papiers d'identité sur lui.

112h - Le secteur est actuellement survolé par un hélicoptère de la gendarmerie, selon le Dauphiné Libéré.

11h55 - Le scénario de l'attaque se précise

Une voiture a forcé le barrage de l'usine Air Products, classée Seveso (site sensible), aux alentours de 10 heures. Elle a percuté des bombones de gaz et provoqué une explosion. L'un des occupants du véhicule est descendu et a essayé d'ouvrir les bouteilles d'oxygène. C'est à ce moment là que l'individu a été stoppé par les pompiers puis interpellé les gendarmes.

11h50 - "On a entendu une forte détonation", témoigne Patrice

Employé d'une entreprise voisine de l'usine de gaz frappée par un attentat jeudi matin en Isère, Patrice témoigne sur BFMTV. "On a entendu une forte détonation", raconte-t-il, confiné dans son entreprise considérée comme étant dans une "zone sensible".

11h45 - Le parquet antiterroriste se saisit de l'enquête

Le parquet antiterroriste s'est saisi vendredi de l'enquête sur l'attentat commis dans une usine à Saint-Quentin-Fallavier (Isère), annonce le procureur de la République de Paris, François Molins, dans un communiqué.

L'enquête a été confiée à la Sous-direction antiterroriste (SDAT) et à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Elle a été ouverte des chefs d'assassinat et tentative d'assassinats, destruction et dégradation par l'effet d'une substance explosive, le tout en bande organisée et en relation avec une entreprise terroriste. Dernier chef, celui d'association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d'atteinte aux personnes.

11h35 - Manuel Valls ordonne une "vigilance renforcée"

Le Premier ministre Manuel Valls a donné l'ordre aux préfets de "mobiliser immédiatement" les forces de l'ordre pour assurer "une vigilance renforcée" sur "tous les sites sensibles" en Rhône-Alpes, indique l'entourage du chef du gouvernement. Manuel Valls, en déplacement actuellement en Amérique du sud, a par ailleurs demandé au ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, de se rendre à Saint-Quentin Fallavier.

11h30 - François Hollande absent de la réunion des 28 à Bruxelles

François Hollande, à Bruxelles pour régler la question de la Grèce, n'est pas présent au début de la réunion des vingt-huit chefs d'Etat et de gouvernement qui a commencé à 11h30. Au moment où l'information de l'attentat est tombée, le président de la République était en réunion avec Angela Merkel et Alexis Tsipras.

11h30 - La tête décapitée accrochée à un grillage

La tête de l'homme retrouvé décapité à proximité de l'usine de Saint-Quentin-Fallavier était accrochée à un grillage extérieur et recouverte d'inscriptions en arabe, a-t-on appris de source proche du dossier.

11h20 - L'homme arrêté est soupçonné d'être l'auteur de l'attentat en Isère

L'individu est connu de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Des recherches sont en cours pour vérifier s'il n'était pas accompagné d'un complice.

11h15 - Une personne a été interpellée

C'est ce qu'indique la députée PS de l'Isère Joëlle Huillier sur BFMTV. "Un périmètre de sécurité a été instauré", ajoute l'élue. 

11h05 - Bernard Cazeneuve se rend "immédiatement" sur place

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, qui était en déplacement dans le Rhône voisin vendredi matin, se rend "immédiatement" sur place en fin de matinée.

11h - Un corps décapité a été retrouvé à proximité de l'usine

Une personne est morte et plusieurs ont été blessées dans un attentat commis vendredi matin dans une usine de gaz industriels, Air Products, à Saint-Quentin-Fallavier (nord de l'Isère, sud-est de la France), a-t-on appris de source proche du dossier.

-
- © -

L'auteur présumé de l'attentat est entré dans l'usine un drapeau islamiste à la main et il a fait sauter plusieurs bonbonnes de gaz, a ajouté cette source, confirmant une information du Dauphiné Libéré. Un corps décapité a été retrouvé à proximité de l'usine.

l'essentiel

Un attentat a été commis vendredi matin dans l'usine de gaz industriels Air Products à Saint-Quentin-Fallavier, dans l'Isère

Un corps décapité a été retrouvé, plusieurs personnes ont été blessées

  • Quatre personnes ont été interpellées, dont un homme soupçonné d'être l'auteur de l'attentat

Le plan Vigipirate est porté "en alerte maximale" pendant trois jours en Rhône-Alpes

la rédaction