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Bruxelles: "Ca réveille des douleurs" témoigne un rescapé du 13 novembre

Pour les victimes des attentats du 13 novembre à Paris et à Saint-Denis, les attentats de Bruxelles ravivent des souvenirs douloureux. Les attentats suicides revendiqués par Daesh et qui ont endeuillé la Belgique les ont replongés dans ce climat de peur.

L’histoire recommence, quatre mois après les attentats de Paris. Le soir du 13 novembre, Franck Taillez était à La Belle Equipe, où 20 personnes ont été tuées. Ironie du sort, il a appris les attentats de Bruxelles survenus mardi alors qu’il passait devant ce même restaurant.

"Au même moment où la vie reprend ses droits ici, à 300 mètres, la barbarie refrappe. Les mêmes tarés refrappent la Belgique. On se dit 'ça va s’arrêter quand?' Et est-ce que ça va s’arrêter, tout simplement", désespère ce rescapé.

En découvrant les images de Bruxelles à la télévision, Franck Taillez ne peut s’empêcher de se mettre à la place des victimes. "Il y a tout de suite une espèce d’effet miroir mental qui se met en place. On revit le passé en même temps que le présent se déroule", raconte-t-il.

"On replonge dans toute cette histoire"

Le 13 novembre, Cédric Rizzo était lui au Bataclan. Depuis les événements sanglants, il essaie tant bien que mal de passer à autre chose, mais les attentats de Bruxelles ont ravivé beaucoup de mauvais souvenirs.

"Ca réveille des douleurs qui sont encore récentes. C’est déjà remonté à la surface beaucoup de week-ends, avec l’arrestation d’Abdeslam, et on a l’impression qu’on replonge dans toute cette histoire, alors qu’on est en train de tout faire pour en sortir", déplore ce survivant.

Il reste malgré tout déterminé et lance un message aux Belges touchés à leur tour: "Faut pas courber l’échine, faut rester droit. Il n’y a que comme ça qu’on gagnera".

C. B avec Thibaud Cheminant