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Plus de 12.000 policiers et militaires à Paris pour assurer la sécurité du second tour

Plus de 12.000 policiers et militaires seront mobilisés à Paris et en petite couronne pour assurer la sécurité du second tour de l'élection présidentielle. (Photo d'illustration)

Plus de 12.000 policiers et militaires seront mobilisés à Paris et en petite couronne pour assurer la sécurité du second tour de l'élection présidentielle. (Photo d'illustration) - AFP

Douze mille policiers et militaires de la force Sentinelle seront déployés à Paris pour assurer dimanche prochain la sécurité du second tour de la présidentielle et de la soirée électorale. Cinq mille d'entre eux seront chargés d'assurer plus spécifiquement la sécurité du scrutin.

Une sécurité considérablement accrue. Le second tour de l'élection présidentielle, dimanche 7 mai, sera placé sous haute surveillance, notamment dans les rues de la capitale et de la petite couronne.

50.000 hommes déployés sur le territoire national

Un communiqué de la préfecture de police de Paris indique que "plus de 12.000 policiers et militaires seront mobilisés sur l’agglomération parisienne, dont 5.000 effectifs spécifiquement dédiés à la sécurisation du scrutin et à la garantie de l’ordre public". Au niveau national, 50.000 forces de l'ordre assureront le bon déroulé des résultats. 

En outre, des moyens de vidéo-protection feront également partie du dispositif mis en place. Concernant les bureaux de vote, ceux-ci seront plus spécifiquement sécurisés et surveillés par des policiers et militaires de l'opération Sentinelle, capables "d'intervenir rapidement en tout point de l'agglomération" parisienne. 

La préfecture de police précise par ailleurs qu'afin "d'écarter les éventuels fauteurs de trouble, des arrêtés d’interdiction de séjour ciblés seront pris par le préfet de Police".

Le dispositif de sécurité du 1er tour "reconduit"

Cet exceptionnel dispositif avait déjà été déployé lors de la soirée des résultats du premier tour, le 23 avril. Dans une interview accordée au Journal du Dimanche, le ministre de l'Intérieur Matthias Fekl avait précisé qu'outre le risque terroriste, les forces de l'ordre étaient également chargées de veiller aux éventuels "débordements venant d'extrémistes de tout bord. Aucune menace n'est écartée. Notre objectif est de permettre au suffrage universel de s'exprimer librement et sereinement". 

Dimanche 7 mai, les forces de l'ordre mobilisées veilleront aussi à la sécurité des candidats, à leur QG de campagne et aux sièges des différents partis. Alors que leurs équipes de campagne avaient été prévenues, quelques jours avant le premier tour, d'une éventuelle menace planant sur les "gros candidats", le délégué syndical Alliance SDLP, Pierre François Degand, avait précisé sur BFMTV:

"L’important c’est l’humain, on ajoute beaucoup d'officiers de sécurité, des conducteurs de sécurité et puis bien sûr on renforce le matériel, avec des véhicules spécifiques, des kevlars, de l’armement, tout ce qu’on peut mettre autour d’un candidat pour qu’il soit en sécurité. (...) On doit se situer à moins d'un mètre du candidat, voire se coller contre lui."

Le contexte de la menace terroriste omniprésent

Jeudi 21 avril, deux jours avant les résultats du premier tour de l'élection présidentielle, le policier Xavier Jugelé avait été abattu sur les Champs-Elysées, par le terroriste Karim Cheurfi, immédiatement neutralisé. Quelques heures plus tard, l'organisation terroriste Daesh avait revendiqué l'attentat. 

Deux jours plus tôt, mardi 18 avril, deux hommes ont été interpellés à Marseille, soupçonnés d'avoir projeté des attaques terroristes pendant la période présidentielle. Selon les autorités, leur passage à l'acte était "imminent". 

La menace terroriste est "permanente et de haut niveau, comme en atteste la multiplication des actes à Londres, Stockholm et ailleurs", a rappelé Matthias Fekl, en avril dernier, en précisant que "19 interpellations antiterroristes" ont eu lieu en mars en France. 

Alexandra Milhat