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Attentat déjoué: irruption du risque terroriste dans la campagne

Les affiches de campagne de quelques uns des candidats à la présidentielle. (photo d'illustration)

Les affiches de campagne de quelques uns des candidats à la présidentielle. (photo d'illustration) - Philippe Huguen - AFP

REVUE DE PRESSE - Au lendemain de l'interpellation de deux hommes soupçonnés de préparer un attentat "imminent" pendant la période de l'élection présidentielle, la presse titre sur la menace terroriste, qui s'invite dans cette fin de campagne.

Après l'arrestation mardi de deux hommes, soupçonnés de vouloir perpétrer une attaque "imminente", le terrorisme s'invite dans la campagne, à quatre jours du premier tour de la présidentielle, estime la presse ce mercredi. Deux individus âgés de 23 et 29 ans ont été arrêtés mardi matin à Marseille par le Raid et la DGSI. Soupçonnés d'avoir projeté des attaques terroristes pendant la période présidentielle, leur passage à l'acte a été décrit comme "imminent".

"La menace terroriste hantait depuis des mois la campagne électorale"

"Fin de campagne sous la menace", titre en une Libération pour qui "le terrorisme s'invite dans la campagne".

Une opinion partagée par Le Parisien et son éditorialiste Stéphane Albouy, qui écrit: "la campagne avait jusqu'ici été épargnée par cette menace. Elle vient de se rappeler à nous". Et Le Figaro de titrer: "une menace terroriste sur la présidentielle". 

"La menace terroriste hantait depuis des mois la campagne électorale. Ce projet d'attentat déjoué va sans doute remettre la lutte contre le djihadisme au coeur de cette fin de campagne", estime Yves Thréard, du Figaro.

"Depuis des mois, la crainte nous habite que la campagne présidentielle soit l'occasion d'une attaque terroriste", reconnaît Guillaume Goubert, dans La Croix. "Voilà que ressurgit la menace", s'inquiète Hubert Coudurier, du Télégramme

Un impact sur la fin de la campagne?

Cette double arrestation "replace la question de la sécurité au coeur du débat alors que ce thème n'avait plus une place privilégiée dans les réunions et meetings", relève Hervé Chabaud, de L'Union/L'Ardennais.

Après le constat, certains éditorialistes comme Xavier Brouet, du Républicain Lorrain, se demandent si "l'irruption du risque terroriste dans la campagne" ne va pas "peser sur son issue?".

Didier Rose, des Dernières Nouvelles d'Alsace, pense pour sa part que "si près du premier tour, la menace terroriste brouille un peu plus le débat de fond dans la présidentielle". La campagne a pris "un tournant inattendu", estime Denis Daumin, de La Nouvelle République du Centre-Ouest. "Sans céder à l'intimidation, les candidats sauront-ils se montrer à la hauteur de l'enjeu ?", s'interroge Rémi Godeau dans L'Opinion.

Absence de récupération politique

Enfin, dans Libération, Laurent Joffrin souligne que les candidats se sont, pour l'heure "abstenus de toute récupération politique, gardant dans le débat une louable retenue civique".

"Sauf Marine Le Pen qui affirme qu'avec elle la sécurité des Français serait sauvegardée, pour la raison qu'elle n'hésiterait pas à prendre des mesures contraires aux libertés publiques", ajoute-t-il. 

A.S. avec AFP