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Plainte dans l'affaire Tapie: Peyrelevade dénonce une "manoeuvre de diversion"

Bernard Tapie, l'homme d'affaires au coeur d'un arbitrage maintenant contesté.

Bernard Tapie, l'homme d'affaires au coeur d'un arbitrage maintenant contesté. - -

Alors que l'enquête sur une possible escroquerie en bande organisée suit son cours, les pro et anti-Tapie s'invectivent par voie de presse. Aujourd'hui, la suite du feuilleton Mazeaud-Peyerlevade.

L'ancien président du Crédit Lyonnais Jean Peyrelevade a qualifié mardi de "manoeuvre de diversion" la plainte déposée le 13 juillet par Pierre Mazeaud auprès de la brigade financière.

L'ancien président du Conseil constitutionnel et ancien président du tribunal arbitral qui avait octroyé 403 millions d'euros à Bernard Tapie pour solder son litige avec la banque dans l'affaire Adidas, avait qualifié de "menace" et d'"intimidation" la visite d'un ancien dirigeant du club des amis de Jacques Chirac, Pierre Habib-Deloncle, disant venir le voir de la part de Jean Peyrelevade. "Peyrelevade m'a chargé de vous dire de faire très attention", a dit Pierre Habid-Deloncle, selon le récit fait par Pierre Mazeaud aux enquêteurs.

L'autre mis en cause, Pierre Habid-Deloncle, dément aussi ce mercredi sur RTL, avoir proféré une quelconque menace à l'encontre de Pierre Mazeaud. "Je ne l'ai jamais menacé", assure-t-il.

Jean Peyrelevade déclare "ne pas connaître Pierre Mazeaud"

"Je ne connais pas Pierre Mazeaud, je n'ai pas son adresse, je n'ai pas son numéro de téléphone, je ne l'ai jamais vu. Si j'avais eu quelque chose à lui dire, je le lui aurais dit en face", a déclaré Jean Peyrelevade à l'AFP, ajoutant qu'il n'était "absolument pas au courant de ce que Pierre Mazeaud aurait dit à la police judiciaire".

Mais "si Pierre Mazeaud a bien tenu devant la police les propos qui sont rapportés dans la presse aujourd'hui, et dont je n'avais aucune connaissance jusqu'à ce jour, ce serait une preuve supplémentaire du peu de sérieux de la procédure d'arbitrage car lors de la vente d'Adidas, je n'étais pas président du Crédit Lyonnais", a-t-il relevé.

Quant aux accusations de "portage, c'est à dire créer des sociétés dans les paradis fiscaux" qu'aurait, selon Pierre Mazeaud reconnu Jean Peyrelevade devant les juges, ce dernier répond qu'il ne s'agit que d'"affabulation". "D'ailleurs, je n'ai jamais été entendu par un juge", a-t-il souligné.

dossier :

Affaire Tapie

D.N. avec AFP