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Maurice Agnelet condamné à 20 ans de prison

Maurice Agnelet, avant l'issue du procès.

Maurice Agnelet, avant l'issue du procès. - -

La cour d'assises d'Ille-et-Vilaine a reconnu Maurice Agnelet coupable de l'assassinat en 1977 de sa maîtresse Agnès Le Roux, héritière d'un casino niçois. Elle l'a condamné vendredi à 20 ans de réclusion criminelle.

Après quatre semaines de procès, le verdict est tombé: Maurice Agnelet, 76 ans, a été reconnu coupable de l'assassinat d'Agnès Le Roux. Il a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle. Ce verdict est conforme aux réquisitions du parquet et à la précédente condamnation de Maurice Agnelet lors de son deuxième procès, qui avait été invalidé par la Cour européenne des droits de l'Homme.

>> Retrouvez en vidéo la réaction de son avocat, Me Saint-Pierre

Le corps d'Agnès Le Roux, cette riche et jeune héritière, n'a jamais été retrouvé à ce jour, et aucune preuve formelle du meurtre n'avait été presentée à l'audience.

La tension a atteint son comble durant la dernière semaine de procès, à travers les révélations fracassantes du fils de Maurice Agnelet, Guillaume. Le jeune homme a raconté que son père a tué Agnès d'une balle dans la tête à la Toussaint 1977, lors d'une virée en camping sauvage en Italie, dans un coin reculé de la région de Monte Cassino.

Il aura nié jusqu'à la dernière seconde

Des informations qu'il affirme tenir de la bouche de son père et de sa mère, qui lui auraient fait des confidences à trois reprises par le passé. L'Italie a d'ailleurs décidé d'ouvrir une enquête préliminaire pour fouiller dans ses archives à la recherche d'un corps qui aurait été retrouvé dans le coin et qui n'aurait jamais été identifié.

Pourtant, durant tout le procès, poussé dans ses retranchements à plusieurs reprises par les parties civiles, l'avocat général ou le président de la cour d'assises, Maurice Agnelet, volontiers volubile, n'aura à aucun moment dérapé, coupant court, droit dans son box, à tout risque de contradiction par un ultime argument: "Je n'ai pas tué Agnès".

Alexandra Gonzalez