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Les partis de gauche "contestataires"? Polémique autour d'un document de la préfecture de police de Paris

La préfecture de police de Paris. - AFP

La préfecture de police de Paris. - AFP - -

Dans son dernier arrêté, le préfet de police de Paris a qualifié de "contestataires" les partis politiques ayant appelé à manifester contre la réforme des retraites ce jeudi, à savoir le parti socialiste, LFI ou encore EELV.

La préfecture de police de Paris a été contrainte de corriger son dernier arrêté préfectoral daté du 7 janvier dernier, ce jeudi, après avoir déploré que circulent sur les réseaux sociaux "des interpellations fallacieuses" de ce dernier.

Dans cet arrêté préfectoral, Didier Lallement évoquait les mesures de police applicables lors de la journée de mobilisation de ce jeudi contre la réforme des retraites. Mais le préfet de police mentionnait "une manifestation déclarée par (des organisations syndicales) à laquelle ont appelé à participer certains partis politiques contestataires".

Des appels à manifester venant de la gauche

Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes se sont insurgés du fait que la préfecture utilise l'expression "partis contestataires" pour qualifier les partis politiques ayant appelé à manifester, la jugeant excessive et inappropriée. Sur Twitter, certains jugeaient cette utilisation "hallucinante", estimant qu'il s'agissait d'"une provocation".

"En quoi le préfet est censé pouvoir donner des étiquettes de 'partis contestataires'", s'interrogeait encore un internaute.

En l'occurrence, les partis jugés "contestataires" sont le parti socialiste (PS), la France Insoumise, EELV, le PCF, Génération.s, et le NPA puisqu'ils avaient tous appelé à manifester ce jeudi 9 décembre, après l'appel de l'intersyndicale.

"Des interprétations fallacieuses"

Dans un communiqué publié ce jeudi, la préfecture de police de Paris déplorait que "des interprétations fallacieuses de cette phrase" circulent "sur les réseaux sociaux". Elle ajoute, pour sa défense, que "cette mention ne fait que constater que des partis politiques contestant la réforme des retraites ont appelé à manifester aux côtés des organisations syndicales ayant déclaré la manifestation".

"Pour lever toute ambiguïté et mettre fin à toute polémique qui n'a pas lieu d'être, le préfet de Police a pris un nouvel arrêté ne mentionnant désormais dans ce considérant que les organisations qui ont déclaré la manifestation et en sont donc les organisatrices sur le plan juridique", poursuit la préfecture.
Jeanne Bulant