BFMTV

Lelandais: une ex-petite amie avait porté plainte contre lui pour "mise en danger de la vie d'autrui" en juillet 2017

Une plainte pour "mise en danger de la vie d'autrui avec risque immédiat de mort" a été déposée par une ex-compagne de Nordahl Lelandais en juillet 2017, quelques semaines avant la mort de la petite Maëlys. Selon ses dires, l'ex-militaire ne supportait pas leur séparation.

Coups, menaces, intimidations... Le comportement dans le passé de Nordahl Lelandais inquiétait. Deux plaintes ont été déposées contre le meurtrier présumé de Maëlys et d'Arthur Noyer. C'est une femme, la petite amie de l'ex-militaire entre mai 2015 et décembre 2016, qui a porté plainte contre lui pour "mise en danger de la vie d'autrui avec risque immédiat de mort" puis pour "atteinte à la vie privée".

Dans sa première plainte déposée en juillet 2017, cette femme affirme que lorsqu'elle a décidé de mettre fin à leur relation, après avoir découvert qu'il la trompait après un an et demi de fréquentation, Nordahl Lelandais est devenu violent à son encontre. "Il l'a giflée violemment. Il ne voulait pas de cette séparation", explique Me Ronald Gallo, son avocat, au Parisien. Il ne s'arrête pas là. Harcèlement, menaces… Il va jusqu'à la rencontrer dans la forêt où elle promène son chien, armé d'un taille-haie.

Lorsque la femme se rend à la gendarmerie pour porter plainte une première fois, "on lui a rétorqué qu'elle n'avait pas de preuve, qu'il fallait même qu'elle arrête de provoquer Lelandais", affirme son avocat.

Il fonce sur son ex-petite amie avec son véhicule

Le 18 juillet 2017, Nordahl Lelandais la poursuit en voiture alors qu'elle se trouve au volant de son propre véhicule. Il fonce sur sa voiture, la jeune femme échappe de peu à la collision. Problème: il n'existe aucun témoin de la scène et Nordahl Lelandais, interrogé sur cette plainte uniquement en septembre dernier, nie en bloc. Dans la foulée de ces faits, la jeune femme se rend chez les gendarmes pour porter plainte. Depuis, selon nos informations, elle a été entendue à trois reprises par les gendarmes en tant que témoin.

"Ma cliente dénonce ces faits qui sont qualifiés par la gendarmerie et le parquet, de 'mise en danger de la vie d'autrui avec risque immédiat de mort'. Et néanmoins, entre le 18 juillet, jour de sa plainte, et la mort de Maëlys, il s'écoule plusieurs semaines, et rien ne se fait", détaille Ronald Gallo, au micro de BFMTV.

Lorsqu'elle découvre le nom de Nordahl Lelandais dans l'affaire Maëlys, l'ex-petite-amie est bouleversée. Et ne peut s'empêcher d'éprouver un sentiment de culpabilité, selon son avocat. 

"Elle se dit que si sa plainte avait été suivie d'effets, si jamais Nordahl Lelandais avait été entendu, peut-être que le drame subit par Maëlys n'aurait jamais surgi. Elle éprouve quasiment de la culpabilité du fait du décès de Maëlys", explique encore Ronald Gallo.

Une plainte reçue le 19 septembre

La plainte de la jeune femme n'a été reçue au parquet de Chambéry que le 19 septembre, soit une vingtaine de jours après la disparition de Maëlys, le 27 août, qui correspond aussi au moment où les gendarmes se sont décidés à entendre Nordahl Lelandais. Cette femme avait également porté plainte en septembre dernier contre Nordahl Lelandais pour "atteinte à la vie privée", après avoir découvert des vidéos intimes d'elle sur un site pornographique. 

Le 14 février dernier, son ex-compagnon a avoué avoir tué la petite Maëlys, un acte qu'il qualifie "d'involontaire". Le 29 mars, il a reconnu sa culpabilité dans la mort d'Arthur Noyer, près d'un an après la disparition du caporal. 

L.A. et A.S. avec Alexandra Gonzalez et Mélanie Vecchio