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Homme armé à BFMTV: "La prochaine fois je ne vous louperai pas"

Philippe Antoine, rédacteur en chef à BFMTV, à Paris le 18 novembre 2013.

Philippe Antoine, rédacteur en chef à BFMTV, à Paris le 18 novembre 2013. - -

Un homme armé a grièvement blessé, ce lundi matin, un assistant photo dans le hall du quotidien Libération. Vendredi dernier, Philippe Antoine, rédacteur en chef de BFMTV, était lui aussi victime d'une scène qui présente de nombreuses similitudes. Il nous raconte.

Le mode opératoire est similaire. Une fusillade a eu lieu, ce lundi matin, dans le hall du quotidien Libération faisant un blessé grave. Vendredi dernier, une agression du même type a eu lieu dans les locaux de BFMTV mais sans qu'aucun coup de feu ne soit tiré. Philippe Antoine, rédacteur en chef à BFMTV, décrit la scène dont il a été victime.

"Il m'a regardé très précisément. Il m'a mis en joue avec ce qui ressemblait à un fusil", raconte-t-il. Il n'est pas encore 7 heures et, comme tous les matins, Philippe Antoine se rend à l'accueil pour aller chercher les journaux. A ce moment, un homme descend assez rapidement les escaliers du hall d'entrée.

Des cartouches de chasse

"Tout s'est passé très vite, 30, 40 secondes. Il ne s'est pas adressé à moi directement. Il a dit une phrase que je n'ai pas entendue parce que j'ai eu un mouvement de recul. Le gardien qui était juste à côté de moi a entendu: 'La prochaine fois je ne vous louperai pas'. C'est ce qu'il a indiqué à la police judiciaire", rapporte le rédacteur en chef de BFMTV.

"Je n'ai pas entendu d'armement de son fusil. Il a vraisemblablement laissé deux cartouches tomber par terre. Puis il s'est retourné et est reparti", décrit Philippe Antoine. Selon lui, les similitudes apparentes avec l'agression du journal Libération de ce lundi sont nombreuses: "Un homme seul, qui arrive rapidement, avec une arme qui est très certainement un fusil à pompe, des cartouches de chasse qui a priori sont les mêmes que celles qui ont été retrouvées à BFMTV vendredi matin et tout cela à trois jours de différence".

"Je pense que le lien y est"

"Il y a évidemment énormément de similitudes. Pour autant les forces de police n'établissent pas le lien de façon purement formelle mais je pense que le lien y est", assure Philippe Antoine. Depuis, les images de vidéosurveillance des deux médias ont été comparées, le physique de l'agresseur tend à confirmer qu'il s'agit d'une seule et même personne.

Elise Maillard et Tanguy de Lanlay (vidéo)