BFMTV

Tirs à "Libération": les événements de la matinée

Manuel Valls est aussitôt arrivé sur les lieux.

Manuel Valls est aussitôt arrivé sur les lieux. - -

Un homme armé d'un fusil à pompe a grièvement blessé mardi matin un assistant photographe dans le hall du quotidien "Libération" à Paris avant de prendre la fuite. BFMTV.com fait le point.

Que s'est-il passé lundi matin au siège du journal Libération? Où est l'auteur de ces coups de feu? BFMTV.com fait le point sur les événements de la matinée.

> Un tir fait un blessé grave à la rédaction du journal "Libération"

Un homme armé d'un fusil à pompe a grièvement blessé un assistant photographe dans le hall du quotidien Libération à Paris lundi, où de multiples impacts de balles ont été relevés.

L'homme est le même que celui qu'il s'est introduit vendredi à BFMTV ont démontré les caméras de vidéosurveillance et, selon nos informations, les munitions retrouvées dans les deux rédactions sont identiques.

Un assistant photographe âgé de 27 ans, venu pour travailler sur un "shooting" pour le supplément culturel de Libération, Next, est blessé au thorax, selon une source policière et une source au sein de la rédaction. Son pronostic vital est engagé.

> Le profil du tireur

Selon plusieurs témoignages le suspect est âgé d'une quarantaine d'années, de type européen, portant "un jean clair" et une veste kaki. L'homme, dont les images correspondent à celles de l'agresseur de BFMTV. Vendredi dernier, un homme a menacé de son arme Philippe Antoine, un rédacteur en chef de BFMTV.

"J’ai vu son regard. Un regard très déterminé. Pour autant, je n’ai pas vu son visage, parce qu’il avait les cheveux cachés soit par un bonnet soit pas une écharpe. Visage de type européen, 30, 35 ans, mal rasé, avec une barbe plutôt blonde", a déclaré Philippe Antoine, rédacteur en chef BFMTV, mis en joue vendredi par le tireur dans nos locaux.

> Sécurité renforcée dans les rédactions

A la demande du ministre de l'Intérieur Manuel Valls, puis de François Hollande qui a appelé à "mobiliser tous les moyens", les rédactions parisiennes ont été placées sous surveillance. "Cette protection s'avère indispensable", a affirmé Manuel Valls.

"Tant que cet individu court, tant que l’on ignore ses motivations, il représente un véritable danger", a ajouté le ministre.

L'ensemble des rédactions ont vu des forces de police se placer devant leurs locaux.

> Condamnation unanime de la classe politique

Outre le chef de l'Etat et le minsitre de l'Intérieur qui ont reforcé mesures de sécurité et mobilisé les enquêteurs, le PS et l'UMP ont unamiment condamné l'attaque contre Libération.

Harlem Désir, le numéro un du PS, a exprimé lundi son "effroi" avant d'affirmer sa "totale solidarité", estimant que s'en prendre à un journal, c'est viser "notre liberté à tous".

"Je suis profondément choqué et indigné par la violente attaque armée dont Libération a fait l’objet ce lundi", écrit pour sa part le président de l'UMP Jean-François Copé.

S.A.