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Tirs à "Libération": la police déploie des effectifs devant les grands médias

Manuel Valls a affirmé qu'une protection policière des rédactions était "indispensable"

Manuel Valls a affirmé qu'une protection policière des rédactions était "indispensable" - -

Des effectifs de police sont déployés à Paris au siège de nombreuses rédactions parisiennes, après que des coups de feu ont été tirés au siège du journal "Libération", faisant un blessé grave.

Des médias sous protection policière. Après que des coups de feu ont été tirés au siège Libération, faisant un blessé grave, la police déploit des effectifs devant les sièges de certains grands médias parisiens. C'est notamment le cas au pied du siège de BFMTV, dans lequel un homme armé s'était introduit vendredi matin.

Des locaux sous surveillance depuis novembre 2011

"Cette protection s'avère indispensable", a affirmé le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls. "Tant que cet individu court, tant que l’on ignore ses motivations, il représente un véritable danger", a ajouté le ministre, qui a indiqué que le préfet de police a mis en place des "gardes statiques" au pied des organes de presse.

"Toutes les mesures sont prises pour retrouver cette personne et sécuriser tous les organes de presse dans la capitale (...). Il n’est pas normal que l’on soit obligé de protéger par des forces de police des organes de presse", a pour sa part réagi Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture et de la Communication.

Un périmètre de sécurité a été dressé autour du siège de Libération. Selon LeMonde.fr, l'accès au siège du journal fondé par Jean-Paul Sartre était surveillé, avant le drame, par des caméras. Mais l'entrée du bâtiment n'est pas équipée de portiques de sécurité. Depuis novembre 2011 et l'accueil de la rédaction de Charlie Hebdo, Libération était surveillé par des rondes policières, indique encore LeMonde.fr

Les médias transformés en "bunkers"

"Si les journaux et les médias doivent devenir des bunkers, c'est que quelque chose ne tourne pas rond dans notre société", a déclaré le directeur de publication de Libération, Nicolas Demorand.

Le Parisien, le Monde, les Echos, le Figaro et Europe 1, 20minutes, ont tous indiqué avoir renforcé leurs mesures de sécurité et l'accès à leurs locaux. Les forces de l'ordre sont présentes aux pieds de leurs rédactions. Des effectifs seraient également postés au pied de PressEurop, du journal L'Equipe, de l'AFP, du Petit Journal, de France Télévision.

Selon un employé d'Europe 1, le directeur de la rédaction, Fabien Namias, a envoyé un mail à ses équipes: "Merci à tous d’être vigilant, et de ne pas vous attarder inutilement dans le hall d’entrée."

De nombreux journalistes ont posté des photos sur Twitter qui attestent du renforcement des mesures de sécurité. L'un d'entre eux, qui travaille à France Info, indique ainsi qu'à Radio France les vigiles ont revêtu des gilets pare-balles.

Sympa l'ambiance à Radio France RT @AKrempf: Les vigiles ont revêtu leur gilet par balles #libe pic.twitter.com/fZFKwXE3FC
— Hélène Combis (@sibmoc) November 18, 2013
@le_Parisien aussi placé sous protection policière pic.twitter.com/KP4pGLkiEd
— Thibault Raisse (@TiboRaiss) November 18, 2013
Une protection policière est arrivée à la rédaction du Figaro. pic.twitter.com/VFki9gIVlo
— Benjamin Ferran (@benjaminferran) November 18, 2013
La police aussi présente devant @lequipe après la fusillade ce matin à @liberation_info pic.twitter.com/WQKKUzdAFv
— Sylvain Ligorred (@sligorred) November 18, 2013
Maxence Kagni avec AFP