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Police-Justice

Fusillade à Grasse: le meilleur ami du tireur placé en garde à vue

Après le frère du meilleur ami du tireur, un second individu a été placé en garde à vue vendredi à la mi-journée.

Il était introuvable depuis 24 heures. Le meilleur ami du tireur du lycée Tocqueville a été placé en garde à vue vendredi à la mi-journée, a appris BFMTV. Il a été interpellé par des gendarmes de la brigade de Fayence, à une trentaine de kilomètres de Grasse. Le jeune homme de 17 ans a été repéré par un gendarme adjoint volontaire à la suite de la diffusion d'une fiche de recherche lancée par la police.

Les autorités recherchaient activement ce jeune homme de 17 ans qui "aurait porté assistance à l'auteur principal" des coups de feu qui ont fait 14 blessés, selon cette fiche lancée par l'antenne de Nice de la Direction interrégionale de la police judiciaire. Les enquêteurs veulent l'entendre alors que l'adolescent était absent du lycée le jour de la fusillade.

"En terme juridique, complicité ça peut être soit une complicité active, quelqu'un qui l'a aidé à trouver les armes, qui était là. Soit une complicité passive, c'est-à-dire quelqu'un qui était au courant du projet mais qui ne l'a pas empêché de passer à l'acte", détaille Cécile Danré, journaliste police-justice de BFMTV.

Le frère du meilleur ami en garde à vue

Etait-il au courant de ce que préparait son ami? Les soupçons des enquêteurs sur ce jeune homme, dont l'un des signes distinctif est de circuler à scooter noir, sont renforcés par sa fascination pour les armes et la mort, à l'instar du tireur. Le frère de ce meilleur ami a d'ailleurs été interpellé et placé en garde à vue jeudi soir. Il était toujours entendu par les enquêteurs ce vendredi matin.

Un point a été confirmé près de 24 heures après la fusillade. Les enquêteurs ont eu la confirmation que le jeune homme de 16 ans s'est procuré les armes chez son père et son grand-père, a appris BFMTV. Un arsenal qu'il a transporté et amené au lycée Tocqueville dans un grand sac de sport, selon plusieurs témoignages.
Justine Chevalier avec le service police-justice de BFMTV