BFMTV
Police-Justice

Fusillade à Grasse: le tireur se disait "harcelé" et voulait "se venger"

Des mauvaises relations avec ses camarades pourraient être à l'origine de la fusillade jeudi qui a provoqué la panique dans le lycée Tocqueville de Grasse. Le tireur a passé sa première nuit en garde à vue.

Il a livré ses premiers mots. Le jeune homme de 16 ans, auteur de la fusillade dans le lycée Tocqueville à Grasse, est entendu depuis jeudi dans les locaux du commissariat de Nice par les enquêteurs de la Direction interrégionale de la police judiciaire. Interpellé juste après avoir blessé 14 personnes avec son arme, le tireur a expliqué ses motivations. Selon nos informations, il a expliqué qu'il "se sentait harcelé" par certains élèves et qu'il voulait "se venger".

Visait-il quelqu'un en particulier? De combien de personne voulait-il se venger? L'enquête devra le déterminer alors que le jeune homme coopère et répond à toutes les questions. Selon des témoins cités vendredi par la ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, il "cherchait un ou des élèves en particulier". 

Jeudi, le jeune homme de 16 ans a pénétré dans son établissement muni d'un fusil à pompe, deux armes de poing, une grenade d'exercice. Des armes récupérées chez son père et son grand-père. Il a alors tiré sur un autre élève juste avant que le proviseur ne s'interpose et soit lui-aussi touché. Quatre autres personnes ont également été touchées. 

"Il était marginal"

Les déclarations du lycéen, auteur de la fusillade, viennent compléter les témoignages des autres élèves qui le côtoyaient. La ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a décrit "un jeune homme fragile et fasciné par les armes à feu". "C’était un garçon pas très intégré au groupe, il était déjà très marginal", a expliqué sur BFMTV une parent d'élève, parlant d'un enfant qui "ne se liait pas au groupe".

"Les conversations de Facebook, il était un peu bizarre, raconte Caroline, une lycéenne. Il envoyait des images où des gens se faisaient fusillés. Il n’était pas très apprécié du reste de la classe parce qu’il avait des réactions disproportionnées. Il s’énervait pour rien."

Les enquêteurs tentent désormais d'établir si le jeune homme de 16 ans a profité de complicité, notamment pour l'acquisition des armes. Ils recherchent activement le meilleur ami du tireur, un garçon de 17 ans dont une fiche de recherche a été lancée vendredi matin par la police. Le frère de ce dernier, toujours introuvable depuis 24 heures, a été interpellé jeudi et placé en garde à vue.

Justine Chevalier avec le service police-justice de BFMTV