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Disparues de Perpignan: l'enquête se poursuit sur le terrain

Policier d'une équipe cynophile, mardi, près de Perpignan.

Policier d'une équipe cynophile, mardi, près de Perpignan. - -

Les fouilles ont commencé mardi pour tenter de retrouver les corps de Marie-Josée et d'Allison Benitez alors que la piste criminelle ne fait plus guère de doute. Elles devraient durer plusieurs jours.

Les policiers chargés d'élucider le mystère des disparues de Perpignan ont mené mardi leurs premières fouilles sur le terrain à la recherche des corps. Première étape: une station d'épuration de Port-Leucate, dans l'Aude. Les recherches se sont arrêtées en fin d'après-midi, mais devraient durer plusieurs jours.

Pour tenter de retrouver les corps de Marie-Josée et d'Allison Benitez, 53 et 19 ans, disparues depuis le 14 juillet à Perpignan, les gendarmes ont passé le sol à l'appareil de détection de cavités. Ponctuellement, les enquêteurs ont retourné la terre sans insister.

Puis ils ont étendu leur travail à la pinède alentour, qu'ils ont méthodiquement arpentée avec des chiens. Ce secteur, très fréquenté par les promeneurs, se trouve à 30 km du domicile familial où les deux femmes ont été vues pour la dernière fois.

Une piste de mobile

C'est le téléphone du père, Francisco Benitez, qui a permis aux enquêteurs de réconstituer son itinéraire les jours qui ont suivi la disparition de sa femme et de sa fille. Retrouvé mort le 5 août, pendu dans sa caserne, le légionnaire avait été vu à Port-Leucate, sur les lieux où sont menées les fouilles, entre le 14 et le 22 juillet.

Francisco Benitez est à présent l'homme sur qui pèsent tous les soupçons. Et de nouvelles révélations pourraient bien l'accabler davantage. Une proche d'Allison a ainsi indiqué que la jeune fille était, depuis quelques temps, accaparée par la double vie de son père. "Allison n'était pas dupe du tout", confie-t-elle mercredi au journal Le Parisien. "Elle enquêtait à sa façon sur son père et voulait savoir qui était la deuxième femme de sa vie."

Une piste de mobile? Francisco Benitez est également soupçonné de la mort d'une de ses anciennes maîtresses, à Nîmes en 2004.

Mathilde Tournier et Sophie Hébrard (vidéo)