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Disparition de Sophie Le Tan: une demande de remise en liberté de Jean-Marc Reiser examinée

L'avis de recherche de Sophie Le Tan

L'avis de recherche de Sophie Le Tan - Police nationale

Le collectif "Mobilisation pour retrouver Sophie Le Tan" a appelé au rassemblement ce jeudi matin.

C'est ce jeudi que la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Colmar va examiner la demande de remise en liberté déposée par Jean-Marc Reiser, principal suspect dans la disparition de Sophie Le Tan, 20 ans, en septembre dernier. 

Comme le signale RTL, c'est en personne, et sans passer par ses avocats, que le quinquagénaire a effectué sa demande de remise en liberté. Pour lui, l'enquête n'avance pas assez vite et selon sa propre analyse, aucun élément nouveau ne l'incriminerait. Il a toujours plaidé son innocence dans ce dossier. 

"Il n'y a pas une totale confiance en la justice"

Logiquement, un tel rebondissement a été accueilli très froidement par la famille de la disparue. 

"Peut-on laisser un homme aussi monstrueux en liberté, déjà condamné pour viol, parmi nous? Oui, Reiser a le droit de faire cette demande. Mais c’est là le problème : il a le droit aussi de se taire, de nier, de mentir. Et nous ? Nous n’avons ni le droit d’être rassurés et réconfortés, ni celui d’être informés des investigations", explique son cousin Laurent Tran Van Mang dans les colonnes du Parisien.

Ce jeudi matin, le collectif "Mobilisation pour retrouver Sophie Le Tan" a appelé au rassemblement devant la cour d'appel alsacienne.

"Concrètement, ils ont peur qu'il soit effectivement remis en liberté. Ils n'ont aucun retour de la police judiciaire donc ça c'est vraiment inquiétant. (…) Ils sont très très inquiets parce qu'il n'y a pas une totale confiance en la justice, malheureusement", détaille Khadija, membre du collectif, à FranceInfo

Des battues toujours organisées

Malgré ses dires, les preuves récoltées par la justice semblent être accablantes pour Jean-Marc Reiser. Comme le signalait BFMTV en septembre, en marge de son interpellation, son appartement situé à Schiltigheim en périphérie de Strasbourg recelait des traces du sang de Sophie Le Tan. Il avait été mis en examen dans la foulée. 

Après avoir nié une rencontre avec la jeune femme, le principal suspect avait fini par admettre que Sophie Le Tan était monté chez lui, affirmant que, blessée à la main, il avait soigné cette dernière. 

Dans l'espoir de retrouver le corps de la vingtenaire, sa famille organise, weekends après weekends, des battues dans les forêts et montagnes de la région, pour le moment sans succès.

"Notre organisation est quasi-militaire : réunions le mardi, débriefs le dimanche, rôles distribués entre les responsables logistiques, communications… Ainsi qu’achat de matériel de randonnée", conclut Khadija. 

Hugo Septier