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Disparition de Delphine Jubillar: comment va s'organiser la battue citoyenne?

Delphine Jubillar, sur la page Facebook de la gendarmerie du Tarn.

Delphine Jubillar, sur la page Facebook de la gendarmerie du Tarn. - BFMTV

Entre 200 et 300 habitants se sont portés volontaires selon nos informations. Ils vont explorer les lieux aux alentours de Cagnac-les-Mines (Tarn) dans un rayon de 4 à 5 kilomètres.

Une semaine après la disparition de Delphine Jubillar dans le Tarn, une battue citoyenne est organisée ce mercredi aux alentours de Cagnac-les-Mines, sa commune où elle a été vue vivante pour la dernière fois. Départ volontaire? Accident? Suicide? Meurtre? Pour l'heure les enquêteurs ne privilégient aucune piste mais reconnaissent qu'il ne s'agit pas d'une "disparition classique".

200 à 300 volontaires

Quelque 200 à 300 volontaires sont attendus pour participer à cette battue, indique une source proche du dossier à BFMTV. Jusqu'ici, les enquêteurs voulaient préserver au maximum le terrain, désormais la volonté est de ratisser la zone la plus large possible.

Les riverains seront partagés en 15 groupes de travail, encadrés de 70 gendarmes qui leur ont expliqué en amont ce qu'il était autorisé ou non de faire lors de cette étape des investigations. Les autorités ont également rappelé qu'il faudrait porter un masque, être muni d'un téléphone portable et porter des chaussures de marche.

"Malgré les hélicoptères et les drones, certains lieux ne peuvent être explorés à fond sans présence humaine", indique une source policière au Parisien.

C'est le cas de cette région du département relativement escarpée. Les habitants travailleront donc sur trente zones de travail afin d'accéder aux différents vallons, chemins de terre et cours d'eau qui entourent cette commune proche d'Albi. Après un rendez-vous au stade de rugby de la commune, la moitié explorera une zone à l'ouest à partir de 9 heures, tandis que l'autre moitié fouillera dès 14 heures les lieux à l'est du village.

"Avoir un tamis plus fin"

Ils évolueront dans un rayon de 4 à 5 kilomètres autour de Cagnac-les-Mines dans les zones déjà explorées par les gendarmes et équipes cynophiles pour tenter de retrouver des indices non repérés lors des premiers passages. Mais la battue se dirigera aussi dans un périmètre encore inexploité. "L’idée est d’avoir un tamis plus fin", glisse notre source.

Contrairement aux derniers jours, cette nouvelle journée de recherche est organisée sans chien. Aucun hélicoptère ne sera déployé. En revanche, six plongeurs sonderont les points d’eau environnants. Selon nos informations, la famille va prendre part aux battues, au moins durant la matinée.

En parallèle, un appel à témoins est toujours en cours auprès de la brigade de recherches de la gendarmerie du Tarn pour tenter de retrouver cette mère de famille qui a disparu dans la nuit de mardi à mercredi dernier. Dans la région, l'affaire suscite l'incompréhension, mais aussi une vague de solidarité:

"On vient ici régulièrement voir des amis. Si on ne la connaît pas personnellement, on veut aider parce qu’on a des amis en commun. C’est intrigant et ça nous touche. On veut savoir ce qu’il s’est passé, on veut aider les gendarmes", a confié à La Dépêche un couple qui participera à la battue.
Par Mélanie Vecchio et Esther Paolini