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Attaque à Levallois: le récit de la traque du suspect

300 policiers ont été mobilisés pour arrêter le principal suspect de l'attaque de Levallois-Perret sur l'autoroute A16.

La ruse a fonctionné: au terme d'une longue filature, les policiers des Brigades de recherche et d'intervention (BRI) de Rouen et Lille ont interpellé dans un faux embouteillage le principal suspect de l'attaque contre des militaires à Levallois-Perret mercredi.

Arrestation sur l'autoroute

300 policiers étaient sur les traces de la BMW noire qui, dans la matinée, a renversé six militaires de l'opération Sentinelle devant leur casernement. Après les faits, le conducteur a pris la fuite au volant du véhicule identifié par les caméras de surveillance installées dans Levallois-Perret. A Argenteuil, dans le Val-d'Oise, un policier stagiaire a ensuite repéré un véhicule du même type, embouti à l'avant.

Les informations recoupées confirmant que le suspect se dirige vers le nord de la France, la chasse commence alors sur l'autoroute A16, qui relie la région parisienne à la Belgique. Décision est prise d'arrêter le véhicule à la hauteur de la commune de Marquise. Les forces de l'ordre utilisent alors la technique de "l'encagement", consistant à créer un faux embouteillage pour stopper un véhicule en occupant les trois voies de circulation.

Le suspect blessé à cinq reprises

Encerclé, l'individu tente de fuir, et percute une voiture de police.

"J'ai vu une personne sortir de l'un des véhicules impliqués dans l'accident et passer par-dessus les rambardes de sécurité", raconte un témoin de l'interpellation à BFMTV.

Le suspect esquisse alors un geste laissant penser qu'il est armé: les forces de l'ordre ouvrent le feu et blessent à cinq reprises le fuyard, immédiatement évacué en hélicoptère vers un hôpital lillois. Pendant l'interpellation, un policier de la BRI est blessé à la cuisse par une balle perdue. Il est toujours hospitalisé à Lille, de même que le suspect, dont l'état de santé n'a pas encore permis qu'il soit auditionné ou placé en garde à vue.

Jeudi matin, il est dans un état stable mais grave. Il doit subir une seconde opération alors qu'il a été atteint de cinq balles dont une au coude et une à la colonne vertébrale.

Louis Nadau