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Agression d'un militaire: le suspect connu des Renseignements

Le suspect de l'agression d'un militaire à la Défense, lors de son interpellation mercredi.

Le suspect de l'agression d'un militaire à la Défense, lors de son interpellation mercredi. - -

Le jeune homme de 22 ans avait fait l'objet, le 20 février dernier, d'une note détaillée de la sous-direction de l'information générale. Mais la DCRI n'a pas donné suite.

Alexandre, le jeune homme arrêté mercredi pour l'agression d'un militaire à la Défense samedi dernier, était connu d'un service de renseignement. Une note détaillée de la sous-direction de l'information générale (Sdig, les anciens RG) faisait état de la radicalisation du jeune homme et avait été transmise aux autorités, a révélé Le Monde mercredi.

A la suite de cette révélation, une source policière a confirmé ce fait, et admis que la note de la Sdig avait dû être "transmise" comme "il est d'usage en pareil cas", "à la hiérarchie et ensuite à la Direction centrale du renseignement intérieur", la DCRI.

Voyages à l'étranger

Selon Le Monde, cette note dresse un parcours assez détaillé de la dérive du jeune homme, converti à la religion musulmane, vers un islam radical depuis 2009.

Il est notament évoqué des voyages à l'étranger et dépeint sa plongée dans le fondamentalisme: par exemple, son attitude à la mission locale de Rambouillet, où il s'est rendu en 2011 pour chercher du travail. Là, Alexandre avait "exigé de ne pas travailler avec des femmes" et indiqué "vouloir partir à l'étranger suivre une formation religieuse".

"Comportement suspect"

En mai 2012, il avait également attiré l'attention des policiers municipaux de Guyancourt, dans les Yvelines, pour son "comportement suspect" et son habillement, une "tenue traditionnelle (djellaba, foulard à damier blanc et rouge, longue barbe et cheveux couverts par un bonnet)".

Rien de très grave à ce moment-là, mais par précaution, la Sdig des Yvelines avait transmis son rapport aux autorités, et notamment la DCRI, en capacité d'exercer une surveillance.

Or le procureur de Paris François Molins a indiqué mercredi que l'auteur présumé de l'agression "n'était pas connu des services de renseignement" et que son identité avait été simplement contrôlée en 2009 lors de prières de rue.


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M. T. avec AFP