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Comment lutter contre les nouveaux terroristes?

Avec une meilleure coopération des cellules antiterroristes, les attentats du marathon de Boston auraient-ils pu être évités?

Avec une meilleure coopération des cellules antiterroristes, les attentats du marathon de Boston auraient-ils pu être évités? - -

Le meurtre d'un soldat britannique, mercredi, à Londres, revendiqué par deux hommes se réclamant de la mouvance jihadiste, relance le débat sur la lutte contre ce type d'attaque, un mois après l'attentat du marathon de Boston.


Trois attaques terroristes d'un nouveau genre. Le meurtre d'un soldat britannique, mercredi, à Londres, les attentats de Boston au mois d'avril et la tuerie de Mohammed Merah, en mars 2012, ont pour point commun d'avoir été commis par des individus isolés, a priori non rattachés à des organisations islamistes au moment de leurs actes.

Coopération des cellules antiterroristes

Un isolement qui complique le travail des enquêteurs. Car repérer à l'avance la dangerosité d'individus susceptibles de programmer ce type d'attaques est extrêmement compliqué.

Face à ce genre de configuration, certains experts proposent une meilleure communication entre les différentes cellules antiterroristes dans le monde.

"On ne peut pas surveiller tout le monde, mais ce qu'il faut c'est être très vigilant sur les signes à basse intensité", explique l'ancien juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière au micro de BFMTV. "Il y a par exemple eu une alerte du FSB russe au FBI (concernant les auteurs de l'attentat du marathon de Boston, ndlr) qui, semble-t-il, a été sous-estimée".

Renforcer la cybertraque

Mais certains estiment que repérer les individus auto-radicalisés s'avère impossible sans le soutien de la communauté musulmane.

"Cela signifie l'isolement de ces individus et également une mobilisation de ceux qui sont leurs premières victimes intellectuelles, c'est-à-dire la majorité de nos concitoyens anglais, français et autres, d'origine musulmane, qui sont pris en otage par ce genre de chose", juge Gilles Képel, spécialiste du terrorisme. "L'enjeu principal, c'est qu'eux-mêmes le dénoncent et isolent ces individus".

Une meilleure traque sur Internet serait également l’une des pistes à explorer. Dans l’affaire Merah et celle des attentats de Boston, les terroristes avaient visité de nombreuses fois des sites de propagande islamiste avant de perpétrer leurs attaques.


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A.S. avec Fanny Regnault