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Militaire agressé à La Défense: l'auteur présumé "a fait une prière avant l'agression"

François Molins, le procureur de la République a pris la parole mercredi, aux côtés de Christian Flaesch, patron de la PJ parisienne, pour faire le point sur l'agression d'un militaire samedi à La Défense.

François Molins, le procureur de la République a pris la parole mercredi, aux côtés de Christian Flaesch, patron de la PJ parisienne, pour faire le point sur l'agression d'un militaire samedi à La Défense. - -

Le procureur de Paris François Molins a fait le point sur l'enquête qui a conduit à l'arrestation mercredi de l'agresseur présumé d'un militaire à La Défense, samedi dernier.

"L'auteur présumé" a sans doute "agi au nom de son idéologie religieuse", a déclaré mercredi le procureur de Paris, François Molins, à propos de l'agresseur présumé d'un militaire à La Défense, samedi. Le jeune homme a été arrêté mercredi à La Verrière dans les Yvelines, avait précisé plus tôt dans la matinée le ministère de l'Intérieur.

Il a été interpellé chez une de ses amies, qui n'a "a priori aucune implication dans les faits" et "ne savait pas qu'il était recherché". Alexandre "a reconnu les faits", il "savait pourquoi ils (les policiers) étaient là", a ajouté François Molins.

Il fait une prière 8 minutes avant de poignarder sa victime

Le visionnage des images de vidéosurveillance du centre commercial des Quatre temps et de la RATP ont permis de constater que "l'auteur des faits, à 17h46, a fait une prière musulmane", soit huit minutes avant l'attaque qui a eu lieu à 17h54.

Une heure plus tôt, à 16h44, il achetait deux couteaux dans un hypermarché du centre commercial, a précisé le procureur.

Alexandre D. a planté samedi, dans le cou du militaire en patrouille Vigipirate à La Défense, "probablement un couteau de type Laguiole", a dit le procureur. L'entaille n'a pas "sectionné d'élément vital" et le militaire hospitalisé a reçu 10 jours d'ITT.

L'auteur n'a pas hésité "à porter plusieurs coups" avec une "détermination impressionnante", a insisté le procureur. Après la découverte de son sac, laissé sur place, les enquêteurs ont envisagé "dès samedi" la "commission d'une action terroriste" et ont pu dès dimanche "isoler son profil génétique".

Une "volonté de tuer assez évidente"

Prénommé Alexandre D, ce jeune homme, qui aura 22 ans jeudi, "a implicitement reconnu les faits" lors de son interpellation mercredi matin dans les Yvelines, a précisé Xavier Molins. Le procureur, qui a dénoncé sa "volonté de tuer assez évidente", a toutefois précisé qu'il n'était pas connu des services de renseignement et que son identité avait simplement été contrôlée en 2007 à l'occasion d'une prière de rue.

Le jeune homme avait fait l'objet d'un suivi éducatif dans sa jeunesse, notamment pour "refus de l'autorité" parentale, a encore indiqué le procureur. Il s'était "converti à l'islam à la fin de sa minorité", a-t-il ajouté.

L'agresseur présumé doit être présenté à un juge antiterroriste puisque la qualification de tentative d'assassinat en lien avec une entreprise terroriste "devrait être retenue", a conclu François Molins. La garde a vue peut durer jusqu'à 96 heures.

Le procureur, comme le ministre de l'Intérieur avant lui, a aussi félicité les enquêteurs pour la rapidité et l'efficacité de leur travail.

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