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Agression à Champigny: "J'ai pris des coups au visage, au ventre", raconte la policière

La policière s'est retrouvée à terre avant de recevoir des coups multiples.

La policière s'est retrouvée à terre avant de recevoir des coups multiples. - DR

La nuit du Réveillon, deux policiers ont été violemment agressés par des individus alors qu'ils intervenaient pour empêcher des centaines de personnes d'intégrer une soirée dont les locaux n'étaient pas adaptés. Un capitaine et une policière ont été blessés et ont eu 8 et 7 jours d'ITT.

Les images de son agression sont d'une rare violence. Dans la nuit de dimanche à lundi, une policière de 25 ans faisait partie de l'équipage appelé pour tenter d'empêcher des centaines de personnes de s'incruster à une soirée du Réveillon, dont la salle ne permettait pas de les accueillir. Lors de l'intervention, la jeune fonctionnaire de police est isolée de ses collègues, comme son capitaine, et est jetée au sol par des individus. Les agresseurs lui assènent une pluie de violents coups de pied. 

"Je me suis protégée avec les mains et me suis roulée en boule. J'ai pris des coups au visage, au ventre et sur les jambes", raconte la policière dans sa plainte pour "violences aggravées", que Le Parisien a consultée.

"Violent coup dans le dos"

Prise à partie par des dizaines individus déchaînés, la policière va profiter du soutien de témoins pour se sortir de cette situation. "Ils m'ont portée et m'ont amenée jusqu'à un véhicule de collègues stationné à proximité", raconte la fonctionnaire, expliquant avoir reçu encore des coups lors de cette scène. "Je suis allé la voir parce qu'elle me tendait la main comme pour me demander de venir l'aider", a raconté à BFMTV Ali, 17 ans, l'un des sauveurs de la jeune femme. "Moi, j'ai vu une femme à terre, je n'ai pas réfléchi. Elle m'a tendu la main: je ne pouvais rien faire d'autre que l'aider".

Lors de l'intervention, la policière s'est retrouvée isolée de ses collègues, comme un capitaine, alors que la soirée avait été évacuée par les forces de l'ordre. "A un moment tout le monde a pris la fuite, et c'est là qu'on a croisé les deux policiers qui arrivaient de nulle part", poursuit le lycéen. "Ils ont fini au milieu de la foule. Quelqu'un a crié: 'tabassez-les, prenez leurs armes'", poursuit Ali. Dans sa déposition, le capitaine, qui souffre d'une fracture du nez, explique "reçu un violent coup dans le dos, porté par un manche en bois, de type manche de pioche". 

Si son gilet par balles a absorbé le premier coup, le policier a reçu ensuite un coup dans le tibia, lui faisant perdre l'équilibre, puis un coup de poing au visage. "Cinq ou six personnes extrêmement belliqueuses se sont alors avancées vers moi", décrit-il, avant d'expliquer avoir sorti son arme, ce qui a eu un effet dissuasif. Le capitaine a eu huit jours d'ITT.

J.C.