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Agression de policiers à Champigny: une enquête ouverte sur l'organisation de la soirée

Le lieu où était organisée la soirée à Champigny n'était pas habilité à recevoir du public.

Le lieu où était organisée la soirée à Champigny n'était pas habilité à recevoir du public. - Thomas Samson - AFP

Les conditions d'organisation de la soirée en marge de laquelle deux policiers ont été violemment agressés le soir du réveillon à Champigny-sur-Marne vont être analysées. Selon les premiers éléments, l'événement était organisé dans un bâtiment qui n'est pas destiné à recevoir du public.

Une deuxième enquête ouverte dans l'affaire de la violente agression de policiers à Champigny-sur-Marne. Des vérifications et des investigations vont être menées, a décidé le parquet de Créteil, pour déterminer les conditions d'organisation de la soirée du réveillon du Nouvel an en marge de laquelle deux fonctionnaires ont été blessés, après avoir été violemment pris à partie par un groupe d'individus. La soirée n'avait pas été autorisée par les autorités.

L'enquête a été ouverte mardi soir pour "mise en danger de la vie d'autrui" et "ouverture au public d'un établissement sans autorisation", a indiqué le parquet de Créteil, confirmant une information de franceinfo

Le propriétaire du hangar où s'est déroulée la soirée a été entendu mardi soir par les enquêteurs du commissariat de Champigny-sur-Marne, chargé de l'enquête. "Il a assuré qu'il louait la salle à une église évangélique", a-t-on précisé de même source. Les organisateurs de la soirée n'ont pas encore été formellement identifiés. 

Pas d'habilitation à recevoir du public

Selon nos informations, l'espace dans lequel s'est déroulé la soirée est composé de deux établissements, géré par deux gérants différents. Or, aucun des deux établissements n'est habilité à recevoir du public, que ce soit ce soir-là ou de façon plus générale. Lors d'une conférence de presse mardi, Christian Fautré, premier adjoint PCF au maire de Champigny-sur-Marne, avait également affirmé que la soirée privée, organisée dans un hangar d'une zone industrielle, n'avait été autorisée ni par la mairie, ni par la préfecture.

"C'est un local d'activité économique, il n'est pas enregistré comme pouvant recevoir du public", avait détaillé l'élu, dénonçant l'organisation "déplorable" de la soirée, qui a conduit aux débordements et au passage à tabac des deux policiers.

L'enquête concernant l'agression des deux policiers a été confiée à la Sûreté territoriale. Pour le moment, aucun suspect n'a été interpellé. Le capitaine de police, qui a eu le nez cassé, et la gardienne de la paix, rouée de coups au sol et souffrant de contusions au visage, se sont vu prescrire dix et sept jours d'incapacité totale de travail (ITT). 

Justine Chevalier avec AFP