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Affaire Maëlys: des gendarmes entendus dans l'enquête pour violation du secret de l'instruction

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Photo d'illustration - Capture d'écran BFMTV

Info BFMTV - Selon nos informations, des gendarmes sont entendus ce mardi dans les locaux de la police judiciaire de Lyon dans le cadre de l'enquête ouverte pour violation du secret de l'instruction dans le cadre de l'affaire Maëlys.

Selon nos informations, des gendarmes sont entendus ce mardi dans les locaux de la police judiciaire de Lyon dans le cadre de l'enquête ouverte pour violation du secret de l'instruction dans le cadre de l'affaire Maëlys. Cette enquête préliminaire avait été ouverte mi-octobre par le procureur de la République de Grenoble qui avait clairement mis en cause les services de gendarmerie.

Jean-Yves Coquillat s'était insurgé sur BFMTV contre les "nombreuses fuites" qui gênent l'enquête qu'il ne saurait "tolérer plus longtemps".

Les gendarmes désignés, leur directeur général scandalisé

Des accusations jugées "scandaleuses" par le directeur général de la gendarmerie nationale. Les parents de la petite fille, disparue depuis la fin du mois d'août, avaient de leur côté regretté les fuites dans la presse mais s'étaient opposé à "un éventuel dessaisissement des gendarmes au bénéfice d'autres enquêteurs compte tenu de l'implication des effectifs de la gendarmerie nationale dès les premières heures de l'enquête de flagrance et du risque d'éventuelle désorganisation de l'instruction en cours nécessairement induit par l'arrivée de nouveaux enquêteurs dans ce dossier".

Sur notre plateau ce mardi soir, le consultant police/justice de BFMTV, Dominique Rizet, a rappelé le contexte de ce nouveau volet de l'affaire:

"Le procureur de la République a considéré que cette photo devait rester confidentielle, que c’est une information qui devait être présentée au suspect sans qu’elle soit révélée avant par ailleurs. Il a sciemment désigné les gendarmes comme auteurs de ces fuites : les gendarmes de l’institut de recherches criminelles de la gendarmerie nationale ou ceux de la section de recherches de Grenoble ou ceux de la compagnie de la brigade territoriale."

Une partie de l'enquête annulée?

La cour d'appel de Grenoble, qui a examiné ce mardi une requête en nullité visant les premières déclarations en garde à vue, fin août, de l'homme suspecté d'avoir enlevé la petite Maëlys en Isère, rendra sa décision le 30 novembre. En cause: la garde à vue de Nordahl Lelandais le 31 août dernier. La procédure n'aurait pas été respectée car les premières auditions du trentenaire n'ont pas été filmées, comme l'exige pourtant la loi en matière de procédure criminelle. 

L'ex-militaire de 34 ans a été mis en examen et incarcéré le 3 septembre, une semaine après la disparition de la fillette âgée de 9 ans lors d'une soirée de mariage à Pont-de-Beauvoisin, dans l'Isère.

S. A. avec Sarah-Lou Cohen