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Disparition de Maëlys: les parents veulent que les gendarmes conservent l'enquête

Des recherches au lac d'Aiguebelette le 11 septembre 2017 pour retrouver la petite Maëlys

Des recherches au lac d'Aiguebelette le 11 septembre 2017 pour retrouver la petite Maëlys - Jeff Pachoud-AFP

Les parents de Maëlys, la fillette qui a disparu depuis un mariage en Isère fin août, ont réagi quant à la passe d'armes entre le procureur et les gendarmes autour des fuites concernant le dossier.

Les parents de Maëlys, la fillette âgée de 9 ans qui a disparu depuis fin août lors d'une fête de mariage à Pont-de-Beauvoisin, dans l'Isère, condamnent les fuites dans la presse d'informations concernant l'enquête sur la disparition de leur fille.

"Les parents de Maëlys souhaitent que l'information judiciaire en cours se poursuive dans le strict respect du secret de l'instruction et s'associent à toute démarche en ce sens", a déclaré Fabien Rajon, leur avocat, à BFMTV.

Toutefois, la famille est opposée à "un éventuel dessaisissement des gendarmes au bénéfice d'autres enquêteurs compte tenu de l'implication des effectifs de la gendarmerie nationale dès les premières heures de l'enquête de flagrance et du risque d'éventuelle désorganisation de l'instruction en cours nécessairement induit par l'arrivée de nouveaux enquêteurs dans ce dossier".

Enquête pour "violation du secret de l'instruction"

Une enquête préliminaire a été ouverte vendredi pour "violation du secret de l'enquête et de l'instruction" par le procureur de la République de Grenoble qui a mis en cause les services de gendarmerie. Des accusations jugées "scandaleuses" par le directeur général de la gendarmerie nationale. Le général Richard Lizurey a fermement défendu ses équipes. "On est déjà condamné avant même qu'il y ait enquête. Mes enquêteurs, jusqu'à preuve du contraire, n'ont pas fait de faute."

La semaine dernière, BFMTV a appris que les enquêteurs disposaient d'une photo de caméra de vidéo-surveillance montrant un individu non identifié au volant de la voiture du suspect mis en examen, le soir de la disparition, accompagné d'une forme blanche de petite taille sur le siège passager, silhouette non identifiée pour l'heure. 

"Ces fuites sont de nature à gêner l'enquête"

Jean-Yves Coquillat, le procureur de la République de Grenoble, s'est insurgé sur BFMTV contre les "nombreuses fuites" qui gênent l'enquête qu'il ne saurait "tolérer plus longtemps".

"L'enquête a recueilli un certain nombre d'éléments, sur lesquels les enquêteurs, les experts travaillent, et ces éléments sont couverts par le secret de l'instruction. Depuis le début de cette affaire, de nombreuses fuites ont été organisées par des personnes soumises au secret de l'instruction, et ces fuites sont de nature à gêner l'enquête. Celle-ci en fait partie", a fait valoir Jean-Yves Coquillat. 

Céline Hussonnois-Alaya avec Alexandra Gonzalez