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Affaire Ferrand: le député a été entendu sept heures par la police

Richard Ferrand a été interrogé à l'hôtel de police de Rennes, en Bretagne.

Richard Ferrand a été interrogé à l'hôtel de police de Rennes, en Bretagne. - AFP

Une enquête préliminaire a été ouverte en juin pour déterminer les conditions d'acquisition et de location d'un bâtiment aux Mutuelles de Bretagne par la compagne du député du Finistère.

Il avait expliqué qu'il ne se cacherait pas derrière son immunité parlementaire. Richard Ferrand, député La République en marche et proche d'Emmanuel Macron, a été entendu jeudi par la police judiciaire dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte par le parquet de Brest au début du mois de juin sur l'acquisition d'un immeuble par la compagne de l'ex-ministre qu'elle louait aux Mutuelles de Bretagne dont Richard Ferrand était directeur général. 

Selon Le Télégramme qui révèle l'information, Richard Ferrand a été entendu pendant près de 7 heures jeudi après-midi à l'hôtel de police de Rennes. Les enquêteurs cherchent à comprendre "les conditions d'acquisition et de location du local des Mutuelles de Bretagne" par la compagne du député. Ils s'interrogent également sur sa mission de conseil auprès des Mutuelles, payée 1.250 euros par mois, qui lui a été attribuée après son départ de la direction en 2012 au moment où il a été élu député.

"Si le procureur souhaite m'entendre, il m'entendra", avait assuré le député en quittant son poste de ministère pour rejoindre l'assemblée alors que certains voyaient une stratégie pour récupérer son immunité parlementaire.

Fin de l'enquête

L'affaire Ferrand, c'était la première ombre au tableau pour le début de quinquennat d'Emmanuel Macron. Tout juste nommé ministre de la Cohésion des territoires du premier gouvernement Philippe, Richard Ferrand est mis en cause par le Canard enchaîné pour un montage immobilier réalisé en 2011 et impliquant la compagne de ce dernier. D'autres révélations avaient mis en évidence un mélange des genres entre affaires privées et vie publique. La justice avait décidé de se saisir de l'affaire quand des soupçons d'utilisation d'argent public à des fins privées sont apparus.

Toutefois, selon le quotidien breton, l'enquête serait en passe de se terminer et une décision - classement sans suite, renvoi de suspects devant un tribunal ou ouverture d'une information judiciaire - devrait être prise d'ici la fin du mois de juillet. "Aucune infraction pénale n'a été mise au jour", et les investigations se jouent sur la question de savoir si les Mutuelles de Bretagne étaient ou non "investies d'une mission de service public". 

J.C; avec AFP