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Richard Ferrand: une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Brest

Richard Ferrand.

Richard Ferrand. - AFP

Le parquet de Brest va finalement enquêter sur les faits reprochés dans la presse au ministre d’Emmanuel Macron, selon un communiqué du procureur de la République ce jeudi.

Revirement de situation. Le parquet de Brest a décidé jeudi d’ouvrir une enquête préliminaire sur les faits reprochés à Richard Ferrand dans la presse depuis une semaine. Une information dévoilée par le site du Télégramme puis confirmée par un communiqué du procureur de la République, Eric Mathais.

Les investigations ont été confiées à la direction interrégionale de la police judiciaire de Rennes.

Elles auront "pour but de recueillir tout élément permettant une analyse complète des faits et de rechercher si ceux-ci sont susceptibles ou non de constituer une infraction pénale en matière d'atteintes aux biens, de manquements au devoir de probité et aux règles spécifiques du code de la mutualité", selon le communiqué.

Changement de position

Vendredi, le parquet avait pourtant refusé d’ouvrir une enquête sur le montage immobilier polémique reproché au ministre de la Cohésion des territoires par Le Canard Enchaîné.

"Il apparaît qu’en l’état, aucun des faits relatés n’est susceptible de relever d’une ou plusieurs qualifications pénales permettant d’ouvrir une enquête préliminaire", avait alors expliqué Eric Mathais.

Mercredi 24 mai, le Parquet national financier (PNF) avait annoncé lui aussi qu’il ne se saisirait pas du dossier.

De nouvelles rélévations

Mais depuis une semaine, les appels de responsables politiques de l’opposition ou d’associations anticorruption en faveur de l’ouverture d’une enquête s’étaient multipliés.

D’autant plus que de nouvelles révélations embarrassantes pour Richard Ferrand sont intervenues ces derniers jours: outre l’affaire immobilière impliquant sa compagne, le député du Finistère a été épinglé pour des conflits d’intérêt supposés ces dernières années.

Emmanuel Macron en soutien

Emmanuel Macron, qui soutient fermement son ministre, a prévenu que seul une mise en examen justifierait une démission de Richard Ferrand.

Le secrétaire général d'En Marche, lui, n'a cessé de clamer son innocence. "Tout ce que j'ai fait dans ma vie professionnel est légal, public, transparent", a-t-il encore assuré mercredi.

G. de V.