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Le Canard Enchaîné épingle à nouveau Richard Ferrand

Richard Ferrand lors d'une session photo à Paris, le 18 avril 2017.

Richard Ferrand lors d'une session photo à Paris, le 18 avril 2017. - JOEL SAGET / AFP

D’après le Canard Enchaîné, Richard Ferrand aurait embauché sa femme Sandrine Doucen aux Mutuelles de Bretagne alors qu’elle était encore étudiante, et lui aurait permis d’obtenir un emploi au château de Trevarez (Finistère) à la même période. Des faveurs qui auraient rapporté 80.000 euros à la jeune femme.

Le ciel s’assombrit encore un peu plus pour Richard Ferrand. Alors qu’il est déjà au coeur d’une enquête préliminaire pour des soupçons d’opération immobilière douteuse, le Canard Enchaîné de ce mercredi apporte de nouvelles révélations sur le président du groupe La République en Marche à l’Assemblée nationale. Cette fois-ci, ce sont les faveurs qu’il aurait faites à sa femme qui sont pointées du doigt.

“Un petit job au château de Trevarez”

En 2000, Richard Ferrand aurait embauché Sandrine Doucen aux Mutuelles de Bretagne. Selon le Canard Enchaîné, elle aurait obtenu le poste de "directrice du personnel" auprès du directeur général qui n’était autre que… Richard Ferrand lui-même. Un emploi que la jeune femme, alors étudiante en droit, occupera jusqu’en 2004.

La même année, elle se voit offrir "un petit job" au château de Trevarez, un domaine qui appartient au département du Finistère. Petite particularité, le comité d'animation de cette bâtisse est présidé par Richard Ferrand, alors conseiller général, révèle l’hebdomadaire satirique.

"Une "bourse" de 80.000 euros"

"Au total, la bienheureuse étudiante aura bénéficié d’une sorte de "bourse" de 80.000 euros, financée par les mutualistes et les contribuables locaux”, fustige le Canard.

L'entourage de Richard Ferrand n'a pas tardé à réagir à ces accusations, ce mardi, soit quelques heures avant la publication de l'article.

"En dépit d'une présentation arrangée et orientée à dessein, il n'est fait état de strictement aucune forme d'illégalité dans cet article", a commenté son entourage. "Par conséquent, il n'y a rien à commenter. Seule la loi doit primer, l'État de droit, rien que l'État de droit, pas un pseudo ordre moral", se sont-ils défendus.

Céline Penicaud avec AFP