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Nouvelles révélations dans l'affaire Ferrand: Griveaux évoque "des pratiques courantes"

Benjamin Griveaux, porte-parole de La République en marche et candidat aux élections législatives dans la 5e circonscription de Paris, était ce jeudi matin l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC.

Invité jeudi matin sur BFMTV et RMC, Benjamin Griveaux réagit aux nouvelles révélations dévoilées sur notre antenne dans l'affaire Ferrand. "Dans cette affaire, on est tombé sur la tête", commence-t-il. A la fin des années 2011 et 2012, puis début 2013, les Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand a été le directeur général, ont perçu 55.000 euros de fonds publics pour faciliter l'installation des Mutuelles dans des locaux situés à Brest, et dont la compagne de l'actuel ministre de la Cohésion des territoires est propriétaire. 

"L'ensemble de ces pratiques sont extrêmement courantes", plaide Benjamin Griveaux. "Dans le département du Finistère, c'est 130 services qui ont été financés de cette manière. Ca (les aides publiques, NDLR) vient financer des bureaux, des chaises, des ordinateurs, des blouses pour les agents. Donc, quand on parle d'enrichissement personnel, il faut remettre les choses dans l'ordre". Autrement dit, assure Benjamin Griveaux, aucun argent public n'a servi à valoriser les locaux appartenant à la compagne de Richard Ferrand.

Le porte-parole de La République en marche poursuit: "Vous êtes propriétaire d'un local que vous louez à quelqu'un (la compagne de Richard Ferrand louant ses locaux aux Mutuelles de Bretagne, NDLR): est-ce que l'entreprise qui vient avec ses ordinateurs, quand elle s'en va, elle vous laisse les ordinateurs? Je n'ai jamais vu un locataire laisser les tables, les chaises, les ordinateurs quand il s'en va".

A.L.M.