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Affaire Bygmalion: Jérôme Lavrilleux attend "avec impatience" un procès

Jérôme Lavrillleux était l'invité de Ruth Elkrief ce mardi soir sur BFMTV.

Jérôme Lavrillleux était l'invité de Ruth Elkrief ce mardi soir sur BFMTV. - capture d'écran BFMTV

Jérôme Lavrilleux, ancien directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, était l'invité de Ruth Elkrief ce mardi sur BFMTV. Il y a deux ans, il révélait sur notre antenne le scandale Bygmalion, un système présumé illégal de financement de la campagne de Nicolas Sarkozy alors président de la République sortant. Jérôme Lavrilleux vient d'être renvoyé en correctionnelle.

Comme Nicolas Sarkozy, le député européen Jérôme Lavrilleux vient d'être renvoyé en correctionnelle par le juge Serge Tournaire dans le cadre de l'enquête dans l'affaire Bygmalion. L'ex-président de la République, soupçonné de financement illégal de campagne électorale, a fait appel de cette décision. Jérôme Lavrilleux, lui, a été renvoyé en correctionnelle pour usage de faux, abus de confiance, complicité de financement illégal de campagne, et complicité d’escroquerie.

Il n'a pas été surpris par cette décision de justice dans laquelle il voit "une suite logique de la procédure". Sur BFMTV, le parlementaire, qui avait révélé les tenants et les aboutissants de cette affaire sur notre antenne en mai 2014, a ajouté: "Rien de ce que j’ai dit il y a deux ans rien n’a été démenti. Au contraire, tout a été confirmé. C’est bien l’histoire d’une campagne électorale dont les dépenses ont dérapé et largement dérapé." Selon Jérôme Lavrilleux, il faut désormais préciser l'intitulé de l'affaire: "D’ailleurs, c’est faux de l’appeler l’affaire Bygmalion, il convient de l’appeler l’affaire des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy."

Certains "manœuvrent pour retarder le procès"

Jérôme Lavrilleux, qui attend "avec impatience la tenue d'un procès", a son idée sur ce qu'il estime être les lenteurs de l'instruction: "La décision de renvoi du juge est dans la droite ligne de celle du procureur en septembre. Si ça ne tombe que maintenant, c’est parce que certaines personnes mises en examen manœuvrent pour retarder le plus possible la tenue d’un procès."

Jérôme Lavrilleux se dit "serein" devant ces procédures: 

"Les deux ans d’instruction ont corroboré ce que j’ai dit. Quant à tous les soupçons qui pouvaient peser venant de certains qui étaient sans doute bien intentionnés si vous voyez ce que je veux dire, de m’accuser, comme d’autres, par exemple Jean-François Copé, de détournements de fond à titre personnel, la justice me rend raison là-dessus. Et ça suffit à mon bonheur."
R.V.