BFMTV

Affaire Bettencourt: Sarkozy et Woerth se pourvoient en cassation

Nicolas Sarkozy et Eric Woerth se pourvoient en cassation dans l'affaire Bettencourt.

Nicolas Sarkozy et Eric Woerth se pourvoient en cassation dans l'affaire Bettencourt. - -

L'ancien président et son ancien ministre se sont pourvus en cassation contre l'arrêt validant le volet de l'instruction.

Nouveau rebondissement dans l'affaire Bettencourt. Nicolas Sarkozy et Eric Woerth se pourvoient en cassation contre l'arrêt validant l'instruction.

L'arrêt, que Nicolas Sarkozy et Eric Woerth contestent, valide l'ensemble de la procédure sur les "abus de faiblesse" commis au détriment de Liliane Bettencourt, et implique que Nicolas Sarkozy reste en mis en examen.

La validation de l'instruction implique également la validation de l'expertise médicale menée sur Liliane Bettencourt, qui concluait à l'état de faiblesse de la milliardaire.

Les mis en examen renvoyés devant le tribunal?

Nicolas Sarkozy est mis en examen depuis le 21 mars 2013 pour abus de faiblesse au détriment de la milliardaire, soupçonné d'avoir obtenu des largesses pour sa campagne présidentielle de 2007. L'ex-trésorier de l'UMP Eric Woerth est lui poursuivi pour le recel d'une somme remise par l'ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre.

Sur les douze mis en examen dans ce volet de l'instruction, la plupart ont décidé de se pourvoir en cassation. C'est le cas notamment de Patrice de Maistre, et de François-Marie Banier, son ami photographe. Martin d'Orgeval, compagnon de ce dernier, a également pris cette décision, tout comme l'avocat Pascal Wilhelm, qui avait succédé à Patrice de Maistre comme homme de confiance de la milliardaire, ou encore l'homme d'affaires Stéphane Courbit et l'ancien gestionnaire de l'île seychelloise d'Arros Carlos Cassina Vejarano.

En principe, le président de la chambre criminelle de la Cour de cassation doit désormais décider si l'affaire doit être examinée en urgence par la plus haute juridiction française. En cas de recevabilité, les délais sont ensuite très variables, mais selon un connaisseur du dossier, cette étape pourrait prendre facilement de six à huit mois.

En théorie, Jean-Michel Gentil et Valérie Noël, les juges de Bordeaux encore en charge de l'affaire, peuvent renvoyer les mis en examen devant un tribunal sans attendre la cour de cassation car ces pourvois ne sont pas suspensifs. Leur enquête ayant été validée, ils peuvent décider à tout moment lesquelles des personnes poursuivies sont renvoyées en correctionnelle.

A. K. avec AFP et François Gapihan (vidéo)