BFMTV

Netflix veut se débarrasser du terme "binge-watching"

Netflix

Netflix - STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

L'acteur Guy Pearce, à l'affiche de la série The Innocents, affirme que le géant du streaming lui a interdit de parler de "binge-watching" en interview.

Le "binge-watching" et Netflix semblaient pourtant indissociables. Une expression récente qui fait référence à la pratique d'un visionnage en rafale d'épisodes de séries, démocratisée lorsque le géant du streaming s'est installé aux quatre coins du monde. Très pratiqué par les abonnés de Netflix, le "binge-watching" est souvent critiqué par les spécialistes pour l'aspect nocif que peut représenter cette boulimie télévisuelle.

Et il semblerait qu'être associé à cette expression ne convienne plus à la plateforme, qui souhaiterait donc s'en détacher. C'est en tout cas ce que sous-entend l'acteur Guy Pearce, qui joue dans la série The Innocents.

"Je ne pense pas que Netflix aime le terme 'binger'. Quand nous avons fait la promotion de The Innocents aux Etats-Unis, nous avions comme instruction stricte de ne pas parler de 'binge-drinking'", assure-t-il dans une interview, rapporte le site IndieWire.

La plateforme, qui s'est imposée sur nombre de télévisions du monde entier depuis 2014, a-t-elle peur du revers de la médaille de ce qui a fait son succès? Plusieurs études font état, depuis plusieurs années, du danger que peut représenter le "binge-watching", considéré comme une addiction et pouvant mener jusqu'à la dépression. Ce qui n'est effectivement pas la meilleure publicité pour Netflix.

L.V.