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"House of Cards": "no spoilers, please" demande Obama

Kevin Spacey et Robin Wright, héros de "House of Cards".

Kevin Spacey et Robin Wright, héros de "House of Cards". - -

Les requins de la politique à Washington sont de retour: la deuxième saison de "House of Cards", produite par Netflix et portée par un Kevin Spacey plus cynique que jamais, est diffusée vendredi. Un rendez-vous attendu jusqu'au plus haut sommet de l'Etat.

A la question "Que représente pour vous le 14 février?", il est possible que les fans de House of cards évoquent le retour de leur série préférée plutôt que la Saint-Valentin. La deuxième saison de la série produite par Netflix et portée par un Kevin Spacey plus cynique que jamais, sort en effet ce vendredi.

Le service américain de vidéos en ligne, comme il l'avait fait pour la première saison, va publier d'un seul coup l'intégralité des 13 nouveaux épisodes d'une heure de ce deuxième volet.

Un tweet du compte Twitter de Barack Obama

Un rendez-vous attendu jusqu'au plus haut sommet de l'Etat américain puisque Barack Obama lui-même est un grand fan de la série. Il avait notamment souhaité que Washington soit aussi "impitoyablement efficace" que le héros de la série, lors d'une réunion de patrons high-tech, en décembre dernier.

Dans un message publié vendredi, le compte Twitter du président Obama demande d'ailleurs aux internautes de ne pas briser la règle d'or des fans de série: ne pas balancer des spoilers. Un message qui n'est, toutefois, pas signé du président lui-même, qui conclut tous ses tweets par ses initiales, "BO".

Tomorrow: @HouseOfCards. No spoilers, please.
— Barack Obama (@BarackObama) February 13, 2014

Une troisième saison commandée

La saison pourra être avalée, pourquoi pas tout d'un coup comme le permet maintenant ce nouveau mode de diffusion, par les 31 millions d'abonnés à Netflix aux Etats-Unis, plus ceux du Canada, d'Amérique du Sud, de Grande-Bretagne, des Pays-Bas, de Scandinavie et de Finlande.

L'oscarisé Kevin Spacey revient dans son rôle du cynique élu du Congrès Frank Underwood, avec son épouse et complice Claire, jouée par Robin Wright, ainsi que la jeune et ambitieuse journaliste Zoe Barnes, interprétée par Kate Mara.

"Evidemment, il ne faut pas trop en dire sur ce qui va se passer, les gens n'aiment pas savoir à l'avance et c'est très bien", a confié Kevin Spacey au Sun de Baltimore, dans le Maryland, où la série est tournée.

Netflix a déjà commandé une troisième saison et même laissé à penser qu'il y en aurait une quatrième pour cette série nommée neuf fois aux Emmy Awards, et qui a valu à Robin Wright un Golden Globe de la meilleure actrice.

Une certaine idée de la politique américaine

Dans cette deuxième saison, Underwood endosse le rôle de vice-président, après avoir éliminé ses rivaux pour se venger d'avoir été écarté du poste de secrétaire d'Etat qui lui avait été promis.

Netflix ne donne pas de chiffres sur le nombre de personnes qui chargent la série mais affirme qu'elle est "l'une des plus populaires".

Brian Carso, professeur d'histoire constitutionnelle à l'université Misericordia de Pennsylvanie, estime que House of Cards montre bien l'équation compliquée de la politique américaine, entre idéaux de vertu et réalité du pouvoir. Les héros de la série "sont séduisants et en même temps repoussants et corrompus", explique-t-il.

Pour le professeur en sciences politiques Jeffrey Bosworth de la Mansfield University, également en Pennsylvanie, la série "semble être une vison honnête de notre classe politique, parce que les Américains sont cyniques en ce qui concerne les hommes politiques".

M. R. et S. C.