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Omar Sy bientôt de retour dans "Lupin": "le personnage de la série, c'est ma vision d'un Français d'aujourd'hui"

Omar Sy en 2020

Omar Sy en 2020 - Frederic J. Brown - AFP

Alors que la suite de Lupin sera disponible le 11 juin sur Netflix, l'acteur français a évoqué sur France Inter ce mardi, le succès de la série, son chauvinisme mais aussi la rivalité entre cinéma et streaming.

Omar Sy sera de retour le 11 juin prochain dans la peau d'Assane Diop, Arsène Lupin revisité et modernisé par Netflix. La série Lupin est l'un des plus grands succès de la plateforme, regardée par plus de 76 millions de foyers. Un succès "difficile à expliquer" et "dur à comprendre" pour l'acteur, qui a expliqué ce mardi matin sur France Inter, que les équipes ont beaucoup réfléchi à comment rendre cette nouvelle version "spéciale".

"Notre Lupin est moderne car il est noir. Le fait que Lupin soit incarné par quelqu'un comme moi, un Français d'origine sénégalaise, ça raconte autre chose", a estimé le comédien.

"Lorsqu'on lit Arsène Lupin, Maurice Leblanc racontait sa vision du Français idéal, sa vision fantasmée de ce qu'est un Français. Un Arsène Lupin un peu anarchiste, léger, grand séducteur, voleur mais avec classe et panache, son petit goût pour le champagne...", a-t-il rappelé. "Assane Diop, mon personnage, c'est un peu tout, c'est un personnage qui est bon à rien mais moyen en tout, et qui a surtout compris comment la société fonctionne".

Chauvinisme

Omar Sy, qui habite à Los Angeles aux Etats-Unis, explique que cela a renforcé son chauvinisme. "C'est d'ailleurs pour ça que quand on a réfléchi à cette série, on savait qu'avec Netflix, on allait être exposés à l'international. On avait envie de faire une série française qui claque, qui porte la France, qui porte Paris, parce qu'on en est fier", a-t-il lancé.

En parlant de Netflix, l'acteur a assuré: "Je ne crois pas que Netflix fait du mal au cinéma". Il regrette d'ailleurs la rivalité quasi-imposée entre le 7e art et le streaming.

"J'ai l'impression qu'aujourd'hui, tout est mis en opposition. On est toujours en train de faire des comparaisons, on met la nouveauté et l'ancienneté en rivalité", a-t-il indiqué. "Pour nous les artistes, ça nous fait plus d'offres, de propositions mais aussi de manières de s'exprimer".
Nawal Bonnefoy