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David Hallyday brise le silence et juge "normal" son droit de regard sur l'album de son père

David Hallyday à Los Angeles en 2009

David Hallyday à Los Angeles en 2009 - Valerie Macon - AFP

Pour la première fois depuis la mort de son père, David Hallyday a accepté de se confier dans les médias, revenant notamment sur la bataille judiciaire engagée pour avoir un droit de regard sur l'album posthume de son père.

David Hallyday sort du silence. Ce dimanche, le fils de Johnny a accepté de répondre à une interview depuis la mort de son père, le 7 décembre dernier. C'est à l'occasion de son récent concert à Ambès que le chanteur de 51 ans s'est exprimé dans Le Parisien. L'occasion d'évoquer de nombreux sujets, à l'exception volontaire de celui de Laeticia avec qui il s'affronte désormais devant les tribunaux autour de l'héritage du rockeur.

Concernant sa demande conjointe avec sa soeur Laura Smet pour obtenir un droit de regard sur l'album posthume de Johnny, David Hallyday répond simplement: "C'est mon père, je trouve ça normal." Et de s'indigner: "C'est la logique même, je ne vois pas dans quel pays ce ne serait pas logique".

"Avec une telle carrière, c'est normal que son fils, sa fille comme ses deux autres petites filles aient un droit de regard dessus, poursuit-il. Et aussi parce que je suis musicien. Il m'a toujours fait écouter ses albums avant qu'ils sortent, au moins en partie".

Une chanson inédite pour son père

Il se souvient: "J'ai écouté deux titres (de l'album posthume, NDLR) avec lui dans une voiture. C'était au stade de maquette. C'était bien ce qu'il avait fait. Sa voix était incroyable, mais ce n'est pas une découverte".

Le premier round judiciaire très attendu sur l'héritage de Johnny Hallyday qui oppose ses deux aînés à Laeticia Hallyday, a été renvoyé jeudi au 30 mars, à la demande des avocats de David Hallyday et Laura Smet qui réclament devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Nanterre un droit de regard sur l'album posthume de leur père ainsi que le gel de son patrimoine. L'ex-"idole des jeunes" avait travaillé une grande partie de l'année 2017 à son 51e album studio, qui devrait sortir à l'été et pour lequel dix chansons ont été enregistrées.

Dans cet entretien, le premier depuis la mort de son père, David Hallyday avoue être "content" d'effectuer une tournée. "Cela me libère de beaucoup de choses. Mes sentiments, les choses importantes, je les fais passer dans ce que je sais faire de mieux, dans des chansons", explique le chanteur qui vient notamment d'écrire une chanson inédite dédiée à son père, intitulée Ma dernière lettre.

"Cette lettre imaginaire, dans laquelle mon père s’adresse à moi, tout le monde aurait pu l’écrire, avoue-t-il. Le fait qu’elle reste encore privée entre le public et moi, c’est bien. Les paroles d’Arno Santamaria sont remarquables. On l’a écrite assez rapidement, cette chanson, comme si on l’avait expulsée."

"Il me manque terriblement"

Il revient également sur la cérémonie des obsèques en l'église de La Madeleine à Paris: "La perte de quelqu'un qu'on aime est déjà difficile. Ce qui m'a sauvé authentiquement, c'est de voir ce rassemblement (...) C'était de l'amour pur, inconditionnel, c'est tellement rare... Quand le peuple arrive à se rassembler comme ça, c'est magique". Il en profite également pour expliquer pourquoi il n'a pas joué le jour de ces obsèques: "Ce n’était pas ma place. Ma place était d'attendre mon père où je l’ai attendu."

Et David Hallyday de conclure: "Oui il me manque terriblement, il y a des hauts et des bas, des moments où je me sens fort, des moments où je me sens moins fort. Dans ces moments, je pense à lui et cela me donne de la force".
Fabien Morin avec AFP