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Mostra de Venise: Ryan Gosling présente First Man, son biopic sur Neil Armstrong

Ryan Gosling

Ryan Gosling - Filippo Monteforte / AFP

Sa présentation en avant-première mondiale à la Mostra place d'ores et déjà le nouveau film du réalisateur de La La Land en orbite pour les Oscars, comme avant lui Gravity, Birdman ou Spotlight.

Le rideau s'est levé mercredi 29 août sur la 75e Mostra de Venise avec la projection de First Man, biopic signé Damien Chazelle dans lequel Ryan Gosling s'est glissé dans la combinaison de l'astronaute Neil Armstrong, le premier homme à avoir marché sur la Lune.

Sa présentation en avant-première mondiale à la Mostra place d'ores et déjà First Man en orbite pour les Oscars, comme avant lui Gravity, Birdman ou Spotlight, longs-métrages présentés eux aussi à Venise avant de remporter de multiples statuettes à Hollywood.

Timidement applaudi lors de la projection matinale réservée à la presse, le film n'est pas sans rappeler L'Etoffe des Héros ou Apollo 13, odes à l'Amérique triomphante, à la lutte avec sa rivale soviétique dans la conquête de l'espace.

"La Nasa aussi nous a ouvert ses portes"

Il se concentre sur les huit années précédant l'alunissage, conclu par la phrase désormais légendaire ("Un petit pas pour l'homme, un bond de géant pour l'humanité") prononcée par Neil Armstrong en posant le pied sur la Lune le 21 juillet 1969. Ce dernier est mort en 2012, à l'âge de 82 ans.

La caméra de Damien Chazelle fait alterner les scènes consacrées aux entraînements physiques et psychologiques des astronautes avec des passages dédiés à leur vie intime. Une large place est faite à Janet Armstrong (incarnée par Claire Foy), qui attend son mari dans l'angoisse.

"J'ai pu m'appuyer sur beaucoup de ressources pour le rôle. J'ai été aidé par les enfants de Neil Armstrong, par son épouse, j'ai parlé avec des personnes qui l'ont connu dans son enfance, la Nasa aussi nous a ouvert ses portes", a expliqué à la presse Ryan Gosling.

Claustrophobie

"Neil était une personne très humble et donc, le défi était de respecter cette partie de son caractère mais aussi de créer des ouvertures pour faire apparaître ce qu'il ressentait", a ajouté l'acteur canadien de 37 ans.

L'équipe du film a évoqué un tournage éprouvant, pour lequel Damien Chazelle a souhaité recréer l'atmosphère oppressante des capsules spatiales.

"Je suis allé voir ces vaisseaux dans des musées, je me suis rendu compte de leur étroitesse et j'ai cherché à faire sentir l'impression d'être dans l'espace", a déclaré le réalisateur de La La Land.

"J'étais à la limite de l'épuisement [...] Le gros problème a été la sensation de claustrophobie associée au fait de savoir qu'à l'extérieur tout le monde attend que tu fasses ton travail", a déclaré l'acteur Jason Clarke, qui incarne l'astronaute Ed White.

J.L. avec AFP