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EXCLU - "Welcome to New York": un extrait du film événement sur DSK

Gérard Depardieu incarne Dominique Strauss-Kahn, dans le film "Welcome to New York", qui sera projeté à Cannes puis rendu disponible en VOD dans la foulée.

Gérard Depardieu incarne Dominique Strauss-Kahn, dans le film "Welcome to New York", qui sera projeté à Cannes puis rendu disponible en VOD dans la foulée. - -

Samedi, le Festival de Cannes va à nouveau braquer les projecteurs sur le passé sulfureux de DSK avec la diffusion de "Welcome to New York". Ce film d'Abel Ferrara , avec Gérard Depardieu et Jacqueline Bisset, est librement inspiré du scandale de l'affaire du Sofitel. BFMTV vous en propose un extrait en avant-première.

Difficile, pour Dominique Strauss-Kahn (DSK), malgré une apparition remarquée cette semaine à la télévision en tant qu'expert économique, de faire oublier le scandale du Sofitel de 2011. Surtout quand est présenté samedi soir à Cannes le très attendu Welcome to New York, d'Abel Ferrara, avec Gérard Depardieu et Jacqueline Bisset qui tient le rôle d'Anne Sinclair.

BFMTV vous présente en exclusivité un extrait de ce film librement inspiré des événements qui ont bouleversé la vie et mis un terme aux ambitions politiques de DSK.

Le long-métrage ne fait partie d'aucune sélection du festival, mais il n'est pas question pour les producteurs de laisser passer l'exposition médiatique que représente le rassemblement de plus de 4.000 journalistes au même endroit.

Et pour renforcer cet effet de levier bien calculé, le producteur Vincent Maraval a décidé de rendre Welcome to New York disponible dès samedi en VOD. La traditionnelle "chronologie des médias" française, qui veut qu'une oeuvre sorte d'abord sur grand écran puis en DVD et video à la demande (VOD, paiement à l'acte) avant les chaînes TV payantes puis les généralistes, vole ainsi totalement en éclat.

Le producteur dit avoir subi des pressions

Rajoutant encore un peu de soufre autour du film, Vincent Maraval, coproducteur, a affirmé la semaine dernière subir des pressions.

"Je ne suis pas adepte de la théorie du complot. Mais là, les faits parlent pour moi et illustrent, à l'instar de ce que nous subissons depuis trois ans, les relations incestueuses qu'entretiennent dans ce pays les élites, les politiques, les médias", a-t-il affirmé dimanche dans la presse française.

"N'importe où dans le monde, on peut faire des films comme Le Caïman de Nanni Moretti sur Berlusconi ou Fahrenheit 9/11 sur George Bush (...). En France, on n'arrive pas à parler de notre histoire présente", regrette-t-il, en réaffirmant qu'aucune chaîne française n'a voulu le financer et que le film est "de nationalité américaine".

D. N. et AFP