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Des films Netflix bientôt projetés à la Cinémathèque et l'Institut Lumière

Le logo Netflix sur la façade du siège de l'entreprise américaine à Los Angeles, en Californie, le 7 octobre 2021.

Le logo Netflix sur la façade du siège de l'entreprise américaine à Los Angeles, en Californie, le 7 octobre 2021. - MARIO TAMA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

La plateforme de streaming va projeter neuf films, dont trois en avant-première, du 7 au 14 décembre prochain dans ces deux institutions cinéphiles.

Le géant américain de la vidéo en ligne Netflix a annoncé jeudi qu'il allait projeter en décembre une série de films qu'il a produit, dont trois en avant-première, dans deux institutions de la cinéphilie : la Cinémathèque française et l'Institut Lumière à Lyon.

Depuis plusieurs jours, les organisations représentatives de la profession s'inquiétaient des projets en la matière de Netflix, craignant une entorse à la chronologie des médias et une concurrence frontale pour les sorties classiques en salles, dans un contexte économique difficile.

Paolo Sorrentino et Maggie Gyllenhaal

Finalement, le "Netflix film club" (7 au 14 décembre) est bien plus modeste que le "festival" de films que redoutaient ces professionnels de la part du groupe américain, qui avait pu prendre langue avec certaines salles indépendantes en amont.

Trois films Netflix seront projetés en avant-première lors de ce "cycle" : "La Main de Dieu", chronique de l'enfance du cinéaste italien Paolo Sorrentino, et "The Lost Daughter", première réalisation de l'actrice britannique Maggie Gyllenhaal, projetés en première mondiale lors de la prestigieuse Mostra de Venise, ainsi que "Don't Look Up: Déni Cosmique", une comédie avec Leonardo Di Caprio et Jennifer Lawrence. Les six autres sont des films déjà diffusés cette année sur la plateforme.

Le choix de séances dans des institutions non-commerciales dispense Netflix de demander une dérogation à la stricte chronologie des médias. Et le géant américain peut continuer de montrer sa bonne entente avec deux institutions de la cinéphilie, avec lesquels il travaillait déjà.

B.R avec AFP