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Claude Lelouch reprend sa caméra et tourne à Monaco avec le pilote de Formule 1 Charles Leclerc

Claude Lelouch, en direct de Monaco sur BFMTV le 24 mai 2020

Claude Lelouch, en direct de Monaco sur BFMTV le 24 mai 2020 - BFMTV

Le réalisateur a tourné ce dimanche un court-métrage à Monaco. Il y met en scène le pilote automobile Charles Leclerc dans une course sur le circuit de Grand Prix de F1, qui aurait dû se tenir aujourd'hui.

Voyage nostalgique pour Claude Lelouch. Le réalisateur était à Monaco ce dimanche pour le tournage d'un court-métrage, Le Grand rendez-vous, en compagnie du pilote automobile de 22 ans Charles Leclerc, engagé chez Ferrari en Formule 1. Une manière de célébrer le Grand Prix de Monaco 2020, qui devait se tenir ce dimanche avant d'être annulé à cause du coronavirus, mais aussi de faire un clin d'oeil à une précédente oeuvre du réalisateur. 

"Les gens de Monaco, la principauté de Monaco, le prince lui-même, m'ont demandé de faire le Grand Prix tout seul avec Charles Leclerc, l'un des meilleurs pilotes du monde aujourd'hui", a expliqué le cinéaste, en direct sur BFMTV. "On a fait le Grand Prix à nous deux, moi avec des caméras, lui avec son volant, sa dextérité. On a tourné sur le circuit de Monaco qui était entièrement fermé pour nous pendant deux heures."

Charles Leclerc, lui même monégasque, a conduit le bolide, tandis que Claude Lelouch se trouvait à ses côtés: "J'avais truffé la voiture de caméras, mais moi j'étais a coté de lui. J'ai eu droit au grand frisson. J'espère que vous allez retrouver ce frisson dans le film."

Quarante ans plus tôt, une première course à Paris

Cette course dans un Monaco désert rappelle une autre virée en voiture filmée par Claude Lelouch, à Paris, en 1976. Pour les besoins de son court-métrage C'était un rendez-vousil avait lancé une voiture à toute vitesse dans les rues de la capitale: "C'est l'histoire du film, celle d'un homme amoureux qui est en retard à un rendez-vous. Quand on est amoureux, on prend des risques", raconte-t-il.

Contrairement à ce premier court-métrage, c'est cette fois en toute légalité qu'il a usé de vitesse:

"En 1976, on n'a pas pu bloquer Paris (...) Ce film de 1976 c'est à la fois le film dont je suis le plus fier et dont j'ai le plus honte puisque j'y faisais tout ce qu'il ne faut pas faire au volant d'une voiture."

"Redonner envie aux gens de retourner au cinéma"

Claude Lelouch veut faire de ce Grand rendez-vous "un message d'espoir, pour montrer que malgré cette saloperie (le coronavirus, NDLR), la vie continue (...) J'espère que ce tour de manège va nous donner l'espoir et l'envie de continuer à faire joujou avec la vie."

Le réalisateur s'est également exprimé sur la fermeture des cinémas, mise en place pour enrayer l'épidémie de coronavirus: "Rien ne pourra jamais remplacer le cinéma (...) On va tout faire, je pense, pour redonner envie aux gens de retourner très vite dans les grandes salles de cinéma. Pour faire de très grands films."

"Derrière tous les drames du monde, il y a eu des progrès de faits", conclut-il. "J'ai envie de penser que ce qu'on est en train de vivre va nous ramener à l'essentiel. Et nous dire une fois de plus que le bonheur est gratuit. C'est le luxe qui est cher."

Benjamin Pierret