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Ile-de-France: Valérie Pécresse veut déployer 100.000 tests antigéniques dans les lycées

Un employé médical montre un écouvillon utilisé pour les tests antigéniques à l'hôpital Saint-Andre à Bordeaux, le 20 octobre 2020

Un employé médical montre un écouvillon utilisé pour les tests antigéniques à l'hôpital Saint-Andre à Bordeaux, le 20 octobre 2020 - Philippe LOPEZ © 2019 AFP

La présidente de région a déclaré vouloir distribuer 100.000 tests antigéniques dans les lycées franciliens. Elle promet également 1,4 million de masques pour les lycéens et leurs professeurs.

Face à l'aggravation de la situation sanitaire en Ile-de-France, la présidente de région Valérie Pécresse a déclaré ce vendredi sur franceinfo qu'elle souhaitait distribuer 100.000 tests antigéniques dans les lycées franciliens. Malgré le confinement, ces derniers rouvriront entièrement pour la rentrée, lundi prochain.

"Je souhaiterais distribuer 100.000 tests antigéniques dans les lycées pour permettre aux enseignants, aux agents, mais aussi aux élèves, sur autorisation des parents, de se faire tester en temps réel", a-t-elle ajouté, précisant que 1,4 million de masques seront aussi distribués aux lycéens et enseignants "pour tenir jusqu'à Noël". 

Des tests antigéniques que Valérie Pécresse souhaite également déployer "autour de 50 des plus grandes gares d'Ile-de-France". "Une grande opération" après des sans-abris "devrait être menée" pour les tester et les mettre à l'abri, a-t-elle par ailleurs expliqué.

Pour effectuer ces dépistages dans les lycées et partout ailleurs, la politique a annoncé que sa région allait former "avec l'accord de l'ARS des secouristes, pour pouvoir prélever" et faire des tests car là est "le goulet d'étranglement". Les secouristes formés sont autorisés par arrêté depuis le 25 juillet à réaliser des prélèvements d'échantillon biologique.

Un protocole sanitaire compliqué à appliquer dans la lycées

Concernant la situation sanitaire dans les lycées, Valérie Pécresse, qui en a la charge, s'est inquiétée des difficultés à suivre le protocole dans les "dizaines de lycées surpeuplés" de sa région.

"On va devoir faire du sur-mesure", a-t-elle estimé, en se disant favorable au maintien des lycées ouverts "parce que je ne peux pas accepter qu'il y ait une génération sacrifiée".

Dans les cantines, respecter la distance d'un mètre entre deux personnes "n'est pas possible partout", a-t-elle reconnu. "Je proposerai des solutions alternatives" comme des "chèques-repas ou des plateaux-repas".

En classe, "la demi-jauge est aussi une option", de même que les cours à distance, a estimé la présidente de région qui compte réunir recteurs et syndicats de proviseurs pour voir "comment, lycée par lycée, nous pouvons gérer la situation."

Juliette Mitoyen avec AFP Journaliste BFM Régions