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Vague de chaleur: de telles températures à la mi-juin sont-elles exceptionnelles?

Un épisode de fortes chaleurs est actuellement en cours, avec des températures au-dessus des 30°C sur la majeure partie du territoire. C'est un événement "remarquable" à cette période de l'année.

Un mercure qui dépasse les 30°C sur la majorité du pays, des records de chaleur précoce battus à Perpignan... Depuis quelques jours, le thermomètre grimpe à des niveaux très élevés sur l'ensemble de l'Hexagone.

D’après Météo-France, cet épisode de chaleur est "remarquable" pour la mi-juin et "les températures atteindront des valeurs souvent 7 à 10°C au-dessus des normales".

Elles ne sont pas pour autant "exceptionnelles" à cette période de l'année, précise l'institut, qui cite par exemple les 27 et 28 juin 1947 avec 38°C à Montélimar, 37°C à Paris et Strasbourg, 36°C à Dijon ou 35°C à Lille. Plus récemment, le mois de juin 2003 a été le plus chaud observé depuis le début des mesures, avec 40°C à Mont-de-Marsan et Carcassonne le 21 juin de cette année-là.

"Cependant, on constate ces dernières années des pics et des vagues de chaleur de plus en plus précoces et intenses, ce qui correspond aux projections climatiques pour les prochaines décennies", ajoute Météo-France.

35°C attendus mercredi à Paris

Lundi, les températures ont atteint 38,2°C au Boulou (Pyrénées-Orientales), 36,6°C à Leucate (Aude) ou encore 32,9°C au jardin du Luxembourg, à Paris - c'est la première fois depuis le début de l'année que le thermomètre dépasse les 30°C dans le capitale. Ce mardi, les températures sont aussi très hautes, avec 35°C attendus à Bordeaux et à Perpignan. Localement, le thermomètre pourra atteindre les 37 voire 38°C dans le Sud.

Au niveau national, mercredi sera la journée la plus chaude de la semaine : il fera 35°C à Paris, Grenoble et Toulouse, 36°C à Lyon Bordeaux et Bourges. Mais il ne s’agit pas d’un épisode de canicule pour autant: si les 31°C seront dépassés dans la capitale en journée, les températures retomberont la nuit sous la barre des 21°C. Or, pour que cette vague de chaleur soit qualifiée de canicule, il faudrait que les températures dépassent les seuils fixés localement pendant trois jours et trois nuits consécutifs.

La chaleur ne semble pas dissuader les Français de profiter de l’extérieur. "C’est vrai qu’on a été enfermés un bon moment", estime Mélanie, interrogée lundi soir par BFMTV au bord de la Seine à Paris. "Donc c’est sympa d’en profiter maintenant." Dès mercredi soir, des orages parfois violents feront cependant leur apparition dans l’Ouest. Ils devraient se généraliser d’ici vendredi et ainsi faire baisser les températures.

Marc Hay avec Margot Hutton