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Réfugiés: François Hollande juge que "l'Europe a pris ses responsabilités"

François Hollande s'est exprimé mardi après l'adoption par l'Union européenne des quotas de réfugiés. Pour le chef de l'Etat, "l'Europe a pris ses responsabilités", sans oublier de mettre en place des règles strictes.

En visite à Londres pour rencontrer le Premier ministre britannique, François Hollande s'est exprimé mardi sur l'accord au sein de l'Union européenne sur la répartition des réfugiés sur son territoire.

"L'Europe a pris ses responsabilités", s'est félicité le président de la République. "Elle a été capable d'accueillir, de répondre à l'appel de personnes voulant sauver leur vie en venant jusqu'ici". Pour le président de la République, l'Europe ne pouvait ignorer cet appel. "Il fallait faire notre devoir d'Européens", a estimé François Hollande. "120.000 réfugiés, pour un continent qui compte 450 millions d'habitants, on n'en serait pas capables?"

"Quand on vient dans l'Europe, on prend sa part"

Le président français a ainsi répondu aux pays qui refusaient d'accueillir des réfugiés. "Quand on vient dans l'Europe, on ne vient pas que pour les avantages, on prend aussi sa part", a-t-il rappelé. "Ces pays, vous les connaissez, ce sont ceux qui ont reçu de l'Europe au moment où ils sont sortis du soviétisme", a-t-il précisé, en faisant notamment référence à la Hongrie, qui vient de faire passer une loi autorisant ses forces de police à tirer sur les migrants. Ces pays devront eux aussi accueillir leur part de réfugiés: "Certains n’ont pas voté, mais la règle c’est la majorité, donc même ceux qui ont voté contre devront accueillir".

Le chef de l'Etat s'est surtout félicité que l'Union européenne réponde aux demandes de la France. "C'est ce que j'avais demandé, avec d'autres, mais ce que demandait surtout la France. D'accueillir, mais avec des conditions et des règles, des procédures qui seront respectées". Pas question par exemple d'accueillir des migrants qui ne relèvent pas du droit d'asile: "L’accord permet d’avoir enfin des centres d’information et surtout d’inscription, qui vont pouvoir accueillir les réfugiés en Grèce, en Italie, en Hongrie, et surtout faire partir ceux qui ne relèvent pas du droit d’asile".

Prochaine étape, le Conseil européen

Le chef de l'Etat a toutefois rappelé qu'il restait désormais une étape, la réunion ce mercredi du Conseil européen, pour décider de l'aide à apporter aux pays d'accueil hors de l'Europe. "Nous avons réglé aujourd'hui ce qu’on appelle les centres 'hotspots', d'accueil, maintenant il faut aider les pays qui accueillent des réfugiés loin de l’Europe, la Turquie, la Jordanie, la Liban. Nous éviterons ainsi que ces personnes viennent se réfugier en Europe avec un risque pour leur vie".

Interrogé sur le sommet extraordinaire de ce mercredi entre chefs d'Etat, où l'unanimité est cette fois requise, François Hollande rappelé que le Conseil ne statuera que sur les aides à débloquer pour les pays hors de l'Europe, et pas sur la répartition. "Demain on ne parlera plus de la répartition, c'est fini, c'est voté. C'est pour cela que nous avons organisé deux réunions. Ce qu'on va traiter demain c'est de l'aide aux pays extérieurs à l'Union européenne, pour l'accueil des réfugiés", a précisé François Hollande.

Prochaine étape, le Conseil européen

Le chef de l'État a toutefois rappelé qu'il restait désormais une étape, la réunion ce mercredi du Conseil européen, pour décider de l'aide à apporter aux pays d'accueil hors de l'Europe. "Nous avons réglé aujourd'hui ce qu’on appelle les centres "hotspots", d'accueil, maintenant il faut aider les pays qui accueillent des réfugiés loin de l’Europe, la Turquie, la Jordanie, la Liban. Nous éviterons ainsi que ces personnes viennent se réfugier en Europe avec un risque pour leur vie."

Interrogé sur cette réunion, où l'unanimité est cette fois requise, François Hollande rappelé que le Conseil ne statuera que sur les aides à débloquer pour les pays hors de l'Europe, et pas sur la répartition. "Demain on ne parlera plus de la répartition, c'est fini, c'est voté. C'est pour cela que nous avons organisé deux réunions. Ce qu'on va traiter demain c'est de l'aide aux pays extérieurs à l'Union européenne, pour l'accueil des réfugiés."

H. M.