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Syrie: l'accord russo-américain reçoit le soutien clé de la Chine

Le ministre des Affaires étrangères chinois Wang Yi, lors d'une rencontre avec son homologue français, dimanche à Pékin.

Le ministre des Affaires étrangères chinois Wang Yi, lors d'une rencontre avec son homologue français, dimanche à Pékin. - -

Pékin a apporté dimanche un soutien clé à l'accord conclu la veille entre Américains et Russes sur le démantèlement de l'arsenal chimique syrien.

L'accord russo-américain sur le démantèlement de l'arsenal chimique de la Syrie a reçu dimanche le soutien de nombreux pays et notamment de la Chine, qui s'était jusque là opposée à des sanctions contre Damas. Un soutien clé qui va grandement faciliter le vote d'une résolution à l'ONU.

Depuis plus de deux ans, Chine et Russie étaient en effet les deux pays qui usaient de leur veto au Conseil de sécurité devant les appels de ses autres membres à exercer davantage de pression sur le régime de Bachar al-Assad.

Mais lors d'une rencontre ce dimanche avec son homologue français Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères chinois Wang Yi a salué un accord qui, selon lui, permettait "d'ouvrir des perpectives pour régler la question en Syrie par des moyens pacifiques".

Laurent Fabius a pour sa part estimé que cet accord et ce soutien constituaient "une avancée importante", mais seulement "une première étape" dans le dossier des armes chimiques en Syrie.

L'opposition syrienne en veut plus

L'accord, annoncé samedi par les chefs de la diplomatie américaine et russe John Kerry et Serguei Lavrov, fixe des échéances précises au régime de Bachar al-Assad. Damas a une semaine pour présenter une liste de ses armes chimiques, qui devront être enlevées et détruites d'ici la mi-2014.

Ce processus doit être fixé dans une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU mentionnant le chapitre VII, qui prévoit le recours à la force en cas de manquement du régime syrien à ses engagements.

Le régime syrien n'a toujours pas réagi. Son allié iranien a pour sa part estimé qu'après cet accord, les Etats-Unis n'avaient "plus de prétexte" pour frapper la Syrie.

Quant à l'opposition syrienne, elle a estimé que le démantèlement de l'arsenal chimique syrien ne suffisait pas, et réclamé à la communanté internationale une interdiction d'utiliser les missiles balistiques et l'aviation contre les civils.

M. T. avec AFP