BFMTV

Armes chimiques en Syrie: de nouvelles preuves?

-

- - -

Le JDD a pu consulter une note du renseignement français, remise aux hautes autorités de l'Etat, qui donnerait la preuve de l'étendue de l'arsenal chimique syrien.

Dans son édition de ce dimanche, le JDD détaille les conclusions d'une note établie par la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et la Direction du renseignement militaire (DRM), et remise aux hautes autorités de l'Etat, sur l'arsenal chimique de la Syrie. Des travaux effectués par des agents français, sur des informations accumulées depuis près de trente ans, explique le journal.

Mille tonnes d'agents chimiques de guerre

-
- © -

Sur une photo satellite publiée en exclusivité par le JDD, on peut observer ce qui est présenté comme le laboratoire central de l’arsenal chimique syrien, qui serait localisé à Barzah, au sud du pays, dans la banlieue nord de Damas (voir capture d'écran Google Earth ci-contre). Un laboratoire dont les progrès seraient suivis depuis de longues années par les services de renseignement français.

Le document liste ainsi les composantes de l’arsenal chimique: plusieurs centaines de tonnes de gaz sarin pour l’essentiel, mais aussi du gaz VX, extrêmement toxique.

Au total, rapporte le journal, plus de 1.000 tonnes d’agents chimiques de guerre seraient stockées sur place. Mais aussi de quoi les transporter: des missiles, des roquettes d’artillerie ou encore des bombes aériennes.

Selon le JDD, l’unité de laboratoire chargée des stocks et du remplissage ne répondrait qu’aux ordres de Bachar al-Assad et de certains de son clan.

Plusieurs sites de production

Les services français auraient aussi surveillé de près la production chimique syrienne, devenue 100% nationale. Plusieurs sites auraient ainsi été identifiés, près d’Alep ou encore à Homs.

Et alors que les enquêteurs de l’ONU viennent de rejoindre La Haye, aux Pays-Bas, pour livrer leurs conclusions sur les armes chimiques, le document revient sur l’attaque massive du 21 août. Rien n’est révélé de l’implication personnelle de Bachar al-Assad, ni de l’hypothèse d’une bavure.

Mais selon le JDD, les services de renseignement français signalent que dès le lendemain de l’attaque, des tirs d’artillerie auraient eu lieu, destinés, selon eux, à effacer des preuves.

A.S. avec Camille Bourleaud