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Les enquêteurs de l'ONU ont quitté la Syrie

Le convoi de l'ONU arrivant au Liban ce samedi.

Le convoi de l'ONU arrivant au Liban ce samedi. - -

Chargés de travailler sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, et notamment sur l'attaque massive du 21 août dernier, les enquêteurs onusiens ont quitté Damas dans la nuit pour rejoindre le Liban, où ils sont arrivés tôt dans la matinée.

Les enquêteurs de l'ONU sur les armes chimiques sont arrivés au Liban, ce samedi matin, après avoir quitté Damas dans la nuit. La dizaine d'inspecteurs sont arrivés à bord de six voitures frappées du sigle des Nations unies et escortées par des véhicules des forces de sécurité libanaises. Ils ont franchi la frontière vers 7h40 (4h40 GMT). Les experts des Nations unies avaient quitté leur hôtel de Damas à 5h30 (2h30 GMT).

Plusieurs jours d'enquête

L'équipe d'experts, dirigée par le Dr Aake Sellström, était arrivée le 18 août pour enquêter sur plusieurs sites où régime et rebelles s'accusaient d'avoir utilisé des armes chimiques, mais depuis lundi, elle concentrait ses travaux sur les sites d'une attaque massive le 21 août près de Damas. Selon Washington, 1.429 personnes dont 426 enfants sont morts dans cette attaque, que les Etats-Unis imputent au régime syrien.

La haute représentante de l'ONU pour le désarmement Angela Kane, qui accompagnait les experts de l'ONU en Syrie, avait déjà quitté Damas vendredi en voiture et rejoint le Liban, un trajet de 45 minutes depuis la capitale syrienne. Elle devait rendre compte samedi de son voyage au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon à New York.

Une intervention militaire imminente?

Une "fenêtre d'opportunité" pour d'éventuelles frappes va s'ouvrir dès samedi après le départ des experts de l'ONU de la Syrie, a indiqué vendredi le secrétaire d'Etat américain John Kerry.

Washington et Paris se préparent à une éventuelle action militaire en Syrie alors que Moscou et Pékin y sont opposés.

Un porte-parole de l'ONU avait affirmé vendredi que les experts de l'ONU avaient terminé leur travail en Syrie et qu'ils allaient désormais faire "rapidement" un rapport sur l'usage éventuel d'armes chimiques dans le conflit syrien.

A.S. avec AFP