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Organisation internationale de la Francophonie: l'Arabie saoudite retire sa candidature

Le drapeau de l'Arabie saoudite. (Photo d'illustration)

Le drapeau de l'Arabie saoudite. (Photo d'illustration) - OZAN KOSE / AFP

Jeudi, l'Organisation internationale de la Francophonie a annoncé que l'Arabie saoudite retirait sa demande d'adhésion.

L'Arabie saoudite a retiré sa demande d'adhésion à la Francophonie après avoir suscité une levée de boucliers, accusée notamment de violations des droits de l'Homme, a annoncé jeudi l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

L'OIF devait étudier la candidature saoudienne jeudi après-midi, en pleines interrogations sur la disparition mystérieuse en Turquie du journaliste saoudien Jamal Khashoggi très critique envers le pouvoir saoudien.

Le royaume a fait parvenir un courrier à l'OIF, au premier jour de son sommet à Erevan, demandant "le report" de la demande d'adhésion, a indiqué Bertin Leblanc, porte-parole du secrétariat de cette organisation.

Membre observateur 

Cette demande d'adhésion, en tant que simple membre observateur, donc sans droit de vote, avait suscité de vives critiques au sein de la Francophonie, visant le rapport lointain qu'entretient le pays avec la langue française mais également ses violations répétées des droits de l'Homme, selon des ONG.

L'OIF réunit 84 Etats et gouvernements "ayant le français en partage" mais qui comptent parfois peu de francophones, comme la Moldavie (2% de francophones), l'Egypte ou la Bulgarie (3% chacune), selon les derniers chiffres de l'OIF. L'Ukraine ou l'Uruguay ne comptent eux que 0,1% de locuteurs français chacun mais ils ne sont que pays "observateurs". Actuellement, seul un tiers des pays de l'organisation reconnaissent dans leur Constitution le français.

Déjà candidate en 2016

La candidature saoudienne avait déjà été déposée en 2016, mais l'OIF, déjà embarrassée, avait alors décidé de surseoir à sa décision, estimant le dossier incomplet. Une mission avait alors été envoyée sur place, notamment pour constater la situation du français dans le royaume. Son rapport, non diffusé, devait être discuté ce jeudi après-midi par l'OIF.

Après le retrait de l'Arabie saoudite, il reste à l'OIF à étudier les autres demandes d'adhésion: l'Irlande et Malte, qui comptent respectivement 12% et 13% de francophones, selon l'OIF, ainsi que la Gambie, petit pays largement anglophone mais entouré de pays francophones, et enfin la Louisiane.

B.L. avec AFP