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Irak: 1.700 soldats exécutés, les Etats-Unis envoient des renforts

Au checkpoint de Mossoul, la deuxième ville d'Irak, ce week-end.

Au checkpoint de Mossoul, la deuxième ville d'Irak, ce week-end. - -

Washington a condamné dimanche le massacre "horrible" perpétré par les jihadistes sunnites, qui affirment avoir exécuté 1.700 soldats chiites irakiens à Tikrit (nord).

EIIL a encore frappé. Les jihadistes sunnites de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) ont revendiqué vendredi sur Twitter le massacre de 1.700 chiites membres des forces de l'Armée de l'air irakienne.

Un des tweets montrait la tête séparée du corps d'un officier irakien, avec le message suivant: "C'est notre ballon... Il est fait avec la peau 'Coupe du monde'", en référence à la compétition de football qui se déroule actuellement au Brésil.

Une attaque condamnée dimanche par Washigton, qui a envoyé un porte-avions dans le golfe persique et évacué une partie de son ambassade en Irak, alors que le pays subit l'avancée des jihadistes (lire notre reportage à Mossoul).

L'Iran hostile à une intervention Irak

Des mouvements militaires qui inquiètent l'Iran, pays voisin de l'Irak. "La République islamique d'Iran est fortement hostile à une intervention militaire américaine en Irak", a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères Marzieh Afkham, tard dimanche soir.

Téhéran s'est dit prêt à aider Bagdad pour lutter contre l'offensive jihadiste en cours mais sans intervenir au sol, et les autorités iraniennes ont affirmé que les forces irakiennes avaient la capacité de venir à bout des jihadistes de l'armée islamique en Irak et au Levant qui ont pris le contrôle de plusieurs villes irakiennes la semaine dernière.

"Les récents événements (...) ont pour objectif de changer le processus politique en Irak et les signes montrent que les Etats-Unis cherchent à profiter de cette situation et perturber les résultats des élections" législatives récentes, a poursuivi la porte-parole.

Lors des législatives de fin avril, le bloc du Premier ministre sortant Nouri al-Maliki est arrivé en tête avec 92 sièges sur 328, alors que l'ensemble des partis chiites contrôlent près de la moitié des sièges du parlement.

S. C. avec AFP