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Macron annonce un processus électoral "au printemps" en Libye

Emmanuel Macron et Fayez al-Sarraj et Khalifa Haftar.

Emmanuel Macron et Fayez al-Sarraj et Khalifa Haftar. - PHILIPPE WOJAZER / POOL / AFP

Lors d'une conférence de presse à l'issue d'une rencontre entre Fayez al-sarraj et Khalifa Haftar, leaders concurrents en Libye, tenue à la Celle-Saint-Cloud (Yvelines), Emmanuel Macron a annoncé des élections en Libye pour le printemps prochain.

Les frères ennemis libyens Fayez al-Sarraj et Khalifa Haftar se sont mis d'accord sur des élections "au printemps", lors d'une rencontre à la Celle-Saint-Cloud (Yvelines), près de Paris, a annoncé mardi le président français Emmanuel Macron.

"Ce qui est extrêmement important, c'est que l'un et l'autre ont acté un accord en vue des élections au printemps prochain", a affirmé Emmanuel Macron au cours d'une conférence de presse, à l'issue des discussions entre les deux rivaux qui se sont déroulées sous son égide. Le chef du gouvernement de Tripoli, Fayez al-Sarraj, et l'homme fort de l'est de la Libye, Khalifa Haftar, ont adopté mardi, pour la première fois, une déclaration commune de sortie de crise, appelant à un cessez-le-feu et à l'organisation d'élections le plus rapidement possible.

Un texte en dix points

Le texte en dix points, lu en arabe, réaffirme que seule une solution politique permettra de sortir de la crise libyenne et réitère la validité des accords de Skhirat, signés en 2015 sous l'égide de l'ONU. "C'est un processus qui est essentiel pour l'Europe toute entière car si nous ne réussissons pas ce processus, à travers les risques terroristes, à travers les conséquences migratoires qu'un tel échec produirait, les conséquences sur nos pays sont directes", a insisté Emmanuel Macron. "Le peuple libyen mérite cette paix et nous la lui devons", a ajouté le président français.

Le cessez-le-feu prévu ne doit pas s'appliquer à la lutte antiterroriste, précise le texte, qui appelle également à la démobilisation des combattants des milices et à la constitution d'une armée libyenne régulière. Il souligne aussi la nécessité de bâtir un Etat de droit en Libye et d'y respecter les droits de l'Homme.

La Libye est plongée dans le chaos depuis la chute du colonel Mouammar Kadhafi fin 2011. Plusieurs autorités rivales ainsi que des myriades de milices se disputent le contrôle de son territoire.

R.V. avec AFP