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Liban: Macron appelle à "agir vite et avec efficacité" pour l'aide et demande des réformes

En ouverture de la conférence mondiale d'aide au Liban, Emmanuel Macron a estimé qu'il fallait agir vite pour l'aide humanitaire, mais a demandé des garanties politiques.

Emmanuel Macron a pris la parole en ouverture de la conférence mondiale sur l'aide au Liban, après l'explosion survenue le 4 août à Beyrouth. En visioconférence depuis Brégançon, il s'est exprimé face aux principaux donateurs pour aider le pays, dont les Nations unies et les Etats-Unis.

En guise d'introduction, le président de la République a listé les besoins d'urgence identifiés au Liban. "Il faut agir vite et avec efficacité", a lancé le chef de l'Etat, détaillant quatre domaines pour l'aide d'urgence: la santé, l'alimentation, l'éducation et le logement. "Des centaines de milliers de personnes sont aujourd'hui à la rue. Nous devons leur porter assistance", a fait savoir Emmanuel Macron.

"Notre rôle à tous est d'être là à leur côté", a lancé le président de la République. Pour lui, "l'objectif est de mettre en commun nos moyens pour répondre aux besoins de la population de Beyrouth." 

Un avertissement politique au gouvernement libanais

"Beyrouth était déjà une ville éprouvée, elle est aujourd'hui touchée en plein cœur", a assuré Emmanuel Macron. "Je veux dire au nom de tous, le soutien que nous apportons aux familles, aux proches des victimes, à ceux qui portent secours".

Mais cette aide n'est pas sans condition à l'égard du gouvernement libanais. "C'est l'avenir du Liban qui se joue ici", a-t-il fait savoir. Pour lui, "les autorités libanaises doivent mettre en place des réformes politiques, demandées par le peuple libanais." "Il appartient aux autorités de répondre aux aspirations légitimes du peuple libanais", a poursuivi le président de la République, dans la lignée de la visite au Liban où il avait eu un discours ferme à l'encontre des autorités libanaises. 

"Nous devons tout faire pour que le chaos ne l'emporte pas". 

"C'est l'avenir qui se joue, celui du peuple libanais", a-t-il assuré. Ajoutant que c'est aussi celui de "toute une région."

https://twitter.com/ivalerio Ivan Valerio Directeur adjoint de la rédaction BFMTV.com